LIV.VI.— DU POUVOIR DU PAPE SUR LE TEMPOUEL DES ROIS
« tance à la reine, en lui exposant que si les prélats, laSorbonne « et les religieux étaient bien unis, c'en serait fait de l'hérésie « en dix ans ; il faudrait avoir des personnes de confiance qui « aidassent M. le nonce, et pussent familiariser les uns avec les « autres ; il faudrait recommander la chose aux provinciaux et « généraux d'ordres; envoyer à l'Université, spécialement à la « Sorbonne et aux prélats, des brefs pleins de cordialité et de « démonstration de l'aflection paternelle de notre saint-père « pour ce royaume: mais, avant d'en venir là, il conviendrait « qu'on eut traité l'affaire, à Paris, avec la reine el son conseil; « à Rome, avec l'ambassadeur et les cardinaux français, en « montrant un grand empressement pour la cessation de telles « disputes : la chose presse. Sera medicinaparatur, ciim tnala « per longas invaluere moras. »
Le cardinal Borghèse montra ce Mémoire au pape Paul V, (jui loua la prudence de l'auteur et approuva tous les moyens de conciliation proposés; mais malheureusement on les négligea, el bientôt les disputes recommencèrent.