PS. XXVI
' Dép, de Ruffi.
son confesseur sur le motif de cette joie : «G*est, répondit-il, (( que Dieu m*a donné de grandes lumières sur rincarnation a et rEucharistie, et m*a inondé d*une telle abondance de « grâces, que la joie intérieure s*est reflétée sur mon esté- « rieur. » Quelques jours après, pendant qu'il prêchait dans sa cathédrale sur Tamour de Dieu, il fut tout à coup environné d*une lumière qui rayonnait de toutes parts autour de sa tète, jusque-là qu'on pouvait à peine le discerner^ ; et ce fait a été déposé, sous la foi du serment, par cinq témoins irrécusables. A Prémery, lorsqu^il revenait de Thonon, où il avait confirmé plus de cinq cents personnes, il guérit un fou furieux en le caressant doucement et lui touchant la tète^. Dans le Faucigny, il rendit subitement par sa prière la santé à un malade désespéré des médecins^. A Annecy, il guérit, en le bénissant, un malheureux tellement tourmenté de la rage et de la frénésie, qu*il fallait le tenir pieds et poings liés^. Il obtint par le saint sacrifice, pour une dame longuement stérile , la faveur d'avoir un enfant qui héritât du nom et de la fortune dupère^. Il délivra deux femmes possédées ^^^ et rendit la santé à une femme malade, par le simple attouchement de son rochet, qu'elle avait baisé au moment où il se retirait de chez elle^
Aussi la vénération du public allait-elle toujours croissant; la France enviait à la Savoie un si saint prélat; et Louis XIII cherchait, comme autrefois Henri IV, â l'attirer dans son royaume en lui confiant un poste plus honorable, plus riche et moins laborieux. Madame de Chantai, que saint Vincent de Paul tenait au courant des desseins de la cour, lui en écrivait
1 Charl.-Aug., p. 543.
2 De Cambis, t. III, p. 89. — Charl.-Aug., p. 344.
8 De Cambis, t. III, p. 117. — Charl.-Aug., p. 545. * De Cambis, t. III, p. 98. - Charl.-Aug., p. 545. & De Cambis, 1. 111, p. 117. — Charl -Aug., p. 546.
6 Charl.-Aug., p. 550.
7 Do Cambis, p. 131 et 132. — Charl-Aug., p. 550.