CHAPITRE II
Note A. — On fixe généralement en l'année 360 la fondation du monastère de Ligugé. (Dom Chamard, Saint Martin, p. 33. — Lecoy delà Marche, p. 153.) Il nous semble plus naturel, vu le nombre des événements, de la reculer jusqu'en 361.
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Note B. — On a beaucoup discuté pour savoir quelle était cette î7eaMa7Serpen/s.(Till., VII, notel4, p. 752.) Dom Chamard nous paraît avoir raison. (( Le manuscrit dont s'est servi Bollandus , dit-il {Orig. de l'Église de Poitiers, p. 391, n. 2), pour publier la vie de saint Hilaire par saint Fortunat, portait insula Gallinaria, au lieu de insula Dives. Evidemment le copiste ne connaissant pas l'île de la Dive, et l'île Gallinaria étant connue par la vie de saint Martin, il aura substitué sans scrupule le nom de celle-ci au nom de celle-là. Mais tous les manuscrits que nous avons découverts à la Bibliothèque nationale, depuis le x« jusqu'au xv° siècle, portent unanimement insula Dives. D'ailleurs cette leçon est confirmée par le récit d'un miracle, composé vers la fin du ix« siècle, et contenu dans le manuscrit 196 du fonds latin de la Bibliothèque nationale, manuscrit du xi" siècle au plus tard et renfermant les pièces les plus précieuses sur saint Hilaire. Un enfant avait avalé un serpent pendant son sommeil. Ses parents, qui habitaient non loin des rivages de la mer, et assez près de l'île de la Dive, eurent la pensée d'aller implorer la protection de saint Hilaire, (( dans la basilique qu'on « avait bâtie dans cette île en souvenir du miracle
« opéré par le saint pontife. » [Ad S. Hilarii basilicam in eadem Dives insula posl serpentum exterminationem sive expulsioneni constructam.) Ils hésitèrent un instant, craignant que l'enfant ne mourût avant d'arriver à la basilique. Enfin leur foi l'emporta. Implorant le secours de saint Hilaire, ils allèrent faire leur pèlerinage : l'enfant vomit la vipère, et il fut guéri. »
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Note G. — On peut voir aux archives de la ville de Poitiers, G. 483 (Liasse), un acte non authentique destiné à servir d'attestation à des reliques rapportées de Rome par saint Hilaire, et données par ce prélat à Just, son disciple, lorsqu'il le préposa au gouvernement de l'Église qu'il avait fondée à Périgueux. Just raconte comment ces reliques étaient venues en la possession de son maître , le retour de ce dernier dans sa patrie, son voyage à Limoges et à Périgueux, etc. Gelte pièce semble avoir été écrite vers la fin du xii® siècle ou au commencement du xiii«.