CHAPITRE Xll
t-elle rien conservé de cette entrevue, qui ne devait pas être la dernière, mais où le cœur du saint abbé dut témoigner « combien est bon Tesprit de la Sagesse éternelle ( i ) ! » Un jour viendra où Tâme de la pieuse princesse recevra une large part des prières & des aumônes que Ton faisait à Cluny pour le repos éternel de Tempereur, & que les moines augmenteront à rintention de la royale pénitente.
Mais au moment même où Hugues de Cluny conférait avec la malheureuse mère des intérêts menacés de cet Henri qu'il avait levé des fonts du baptême, un grand seigneur du royaume de France vint lui demander de baptiser un de ses fils. Ici des liens de parenté existaient, qui avaient pu en partie suggérer cette pensée, bien que la foi en fût le premier mobile, comme nous allons le voir. Celui qui présentait cette requête à Tabbé de Cluny était Thibaut, comte de Champagne, qui s'intitule lui-même « comte des Francs» (2). C'était ce même Thibaut, comte palatin du roi de France Henri \*% qui signait une charte de donation dressée pour Marcigny par Geoffroy de Semur, en se disant oncle du jeune comte. C'était un des seigneurs les plus puissants du royaume; il était comte de Champagne, de Chartres & de Blois. Depuis 1043 seulement il avait perdu laTouraine dans une guerre malheureuse. Or voici comment débutait la lettre du noble seigneur à l'abbé de Cluny : « Au vénérable abbé « Hugues & au monastère de Cluny. . . , au seigneur Goze- «chin, très révérend prieur dudit, monastère, & à leurs suc- <c ccsseurs, Thibaut, par la grâce de Dieu comte des Francs,
« & son épouse Adélaïde, avec leurs fils Attirés par la
« foi, la dévotion, la sainteté & la religion, qui, par la grâce « divine, brillent d'un éclat spécial aujourd'hui dans votre « sainte communauté, inspirés surtout par un mouvement « de Dieu, nous avons projeté de vous présenter notre fils <c Eudes pour le régénérer par les mystères de l'eau sainte ;
(i) Sap. I, 6.
(2) Mabiïlon, ^final Bened.y t. V, p, 622 ; D'Achery, Spiciî. fol., t. ïll, p. 408; D'Arbois de Jubain ville, Ducs & comtes dcCbampagne, t. I, p. 491.
208 VIE fPM SAÎNTAHTJGUES
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<< bien ,açsitçés qu?il'/li|ii/. sera] phiB futile ti^awiir pOMt'- pères <^ dans le^iChrist idi^i5aiatâ|)lUtôt>c;^eidespiris5antô.^*(Dô^ on ne pouvait penser n^tîejux;/ Ce l 'baptême eut 'pour té^ultat d'ifiJro4ujre ibiçntQJt tes- twKMnesqcliinisiensi .àzni ila^^Cham-^ pagne, où le c<Dn)te>Tfhibautiteur dqnna: la ^terréMé^Goincy, au dioçèpe^ 'de Soi8SQnsl^un^prieurô•(ftorissant^^y'l-fu^!'Jfondé. G'îétait pour.JAugue? d4 Qunjifterméyen^dftiîdiwîPimier fiscleinçnt du. prieuré» de > Uongpbnt, jqp'ilnw'avatt liccepté ^dnq ans : auparavant quJavec jde gwfldfâ lapprâacnsions, le lefteur se le rappeUcw QÎiJliaç ans îaptèsilaifqhafatfpn jdeiGolnty,-'le$' deux> prieurés do SaifltrPierpe cde)iSézaqne î& dfoî Saînt-PIferre^ d'Oyes, non loin^de>icctt6imêoie vflle,^Vrnmnti2nttûreiortSfl^ la. situation des CluâiSiei^s dans ces provinec^'u^i -nri' br^
:Dui reste, Fannie iù66\{ût pouri Clllnyî^IneIdes'dàtéë•'qu^• marquent dans son histoire. Mabillon jKjtcquéi^ettoK^àflttéé^ là un assez !grand utombne de naottiâstènès^Twent fimis^àMa puisfsante ^bbaye^iHôm ne > bdusiatirêterohaj/atnsirqoe>i10u^ravons.dit 'd'ravancfe,i.qu'^X'>poiiiills .piriQdt>iauxl i^iii -^uveht n0ii3; servir àifàirt.iappijédfetflfînfluenKeub'oiAaiitfef^^^ abbé; HuiguâSv; ainsi que le>:pQiids-.gïiandis5ant , de^se^iSttHîd^'
tudeSi'.. .vrt / K .'r:/iJJ -u^'i /> /:.:l:rHlMq ]„;m;o mm ';>:(;■-;
r Npus' vqyons d'abord la .oofortèise lAlmedis^c ^^balôîise luiîjremettrô-^ajigranKterraftbayp^dèi SaftittGilIet tny^i^mùë'r pp ?ôejisîgné'jd!>elle(& ëe soii> )filsl Rayh>ondv>fcélèbrièiipftii taçd SQus le JVi)n1>deiRiayMoad'^{de[Sain1KGi!llôsliiiua^ ii^^ fait «iBttC! remise ^n-itertiél poqnlôiipposjdei Jîâme^tderpewce,"' comte de Toulouse, son mari, qui jadis avait remis^lul^aiiSsr' le<monast!èr6(dç<Mojsfiak:'lai«tmkîrisid;eilFabbuBr| dorlSlemiyi- ^^ situ^on de iSaiqttGiUffîroffiiait^/â œ^d^il s6rtiblft):deigriTtdes' anal(^ies w^Q ceilei^derMkDissac^ jau:^t)omt)de vjie^^di» ^âUr-^p^^ionsr. coiTifni^a;.>^at)ri dâtriaosnt dbsoideex^^^t^n^ète^iftàF cette jisimiUeideq comtei^doflJmilQudeuCîonïhiibcdlufci^ sac, l/'ftfftftocWt$s*nMt'dftiS^i«^l^ en 1066 la comtesse Almodis remettait à Tabbé de Cluny le
reservait de prétendus dro^t^ que,J(a.,c9Ht^m(?l^lW«M5{^t> iw*