‹ Vie de Saint Hugues, abbé de Cluny, 1024-1109Chapitre 239 sur 322 · CHAPITRE XXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVI

d'abord une vie fort pauvre, jusqu'à ce que les reines y entrassent, apportant les ressources nécessaires à des agrandissements qui rendirent la vie moins difficile. A Béthanie, Tabbaye de Saint-Lazare se peupla aussi de moniales bénédictines ; de même, un monastère situé -à Nazareth, & qui portait le nom de « Sanfta Maria del tremore » , parce qu'il s'élevait à l'endroit où la Vierge s'était tenue tremblante au moment où les pharisiens avaient voulu précipiter le Sauveur du haut de la montagne. Telle était du moins la tradition, qui soulève au reste de sérieuses objeftions(i). Enfin, dans Jérusalem, une autre abbaye de moniales était signalée par Jacques de Vitry, appelée aussi Sainte-Marie, & que le chroniqueur décrit comme « embaumée de toutes les vertus, rem- « plie de personnes dévotes, pures & saintes, fidèles à garder « malgré tout obstacle la rigueur de la discipline religieuse, « la dignité de leur observance, & la ferveur de la charité. » Ce sont à peu près les seuls renseignements que nous trouvions sur les monastères dont nous venons de parler. D'ailleurs, il nous suffisait de suivre les traces des fils que l'abbé de Cluny avait envoyés en Terre-Sainte, & de voir comment ils avaient su y faire estimer les enseignements qu'ils avaient reçus de lui.

( I ) Guérin, Joe. cit.

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