‹ Vie de Saint Hugues, abbé de Cluny, 1024-1109Chapitre 7 sur 322 · PRÉFACE XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE XI

nous avons écarté deux ou trois récits de miracles ; mais la raison qui nous y a déterminé est que les conditions matérielles dont ces faits étaient entourés nous semblaient évidemment faussées par quelque méprise ou quelque oubli; par suite nous ne pouvions retracer les faits sans recourir à des suppositions plus ou moins fondées.

Tous ces témoignages divers nous ont été fournis par les Bollandistes{i) & la Bibliotheca Cluniacensis (2). C'est là que nous avons trouvé les œuvres auxquelles sont attachés les noms de Rainald, abbé de yé^elay, neveu de saint Hugues, du vénérable évêque Hildebert, du moine clunisien Hugues, enfin les récits d'un autre moine clunisien dont le nom ne nous est pas parvenu. Rainald est précis, fertile en traits qui sont particuliers à son œuvre ; sa narratioft est rapide 6r il ne s'attarde pas aux périodes oratoires. De plus, il est le premier en date parmi les biographes que nous venons de mentionner. Le moine Hugues nous fournit à son tour son contingent de faits nouveaux, dans sa Lettre à l'abbé Ponce de Cbmy & dans sa Vie de saint Hugues adressée aux moines de l'abbaye. L'Anonyme, venu le dernier , mais cependant avant le milieu du dou- :(ième siècle, prend un peu à tous ses devanciers pour composer les récits détachés qu'il nous donne ; néanmoins il fournit aussi quelques renseignements que les autres n'ont pas donnés. Mais l'œuvre la plus développée est celle de Févéque Hildebert du Mans. Pour l'ordre chronologique, celui-ci se place entre Rainald Sr le moine Hugues. Jusqu'à présent il a été considéré comme le principal auteur à consulter relativement à l'histoire de saint Hugues. Son style châtié lui a conquis la faveur universelle. Mais une découverte qu'il nous a été donné de faire vient réduire singulièrement le mérite du vénérable

(1) April. t. m.

(a) Dans le cours de notre travail nous ne mettrons pas de renvois aux passages tirés de ces deux recueib, non plus que nous ne renverrons à Baron i us ni aux Âftnalis de Mabillon lorsque la chronologie toute seule suffira pour conduire le ledeur qui voudrait vérifier. Nous nous sommes constamment entouré de ces maîtres ; & quiconque voudra travailler sérieusement ce même sujet devra les avoir aussi à sa portée. Nous éviterons donc un surcroît de notes & de renvois qui n'auraient d'utilité que pour fournir des citations de seconde main. Nous citons les MnnaJês d'après l'édition de Lucques.

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