EPIT. 1. V
Providence, que ces deux saintes âmes jouissent au ciel du même bonheur, il fallait encore que leurs cendres reposassent dans le même tombeau et reçussent les mêmes honneurs. L'épitaphe qui se lisait sur le sépulcre de ces deux grands saints témoigne assez que l'on ne pouvait louer saint Just sans faire une mention honorable de saint Viateur.
C'est pour cela que nous croyons devoir la rappeler ici, comme un monument de tendresse paternelle et de piété filiale 1 :
Hic Patris antiqui condigno nomine Justi In spe perpétua; quiescunt p ignora ?itre. Membra beata satis, qure semper dedita Christo Per varios semet cruce confixere labores, Ut melius celere rapiantur in rera nube, Cum cœlo adveniens Judex efiulserit ipse. Hic fuit egregius primum levita Viennœ, Inde gregem Domini doctrina insignis et actu, Conspicuus prœsul Lugduni pavit in urbe. Post anachoreticre vitre fîammatus amore, Longinqure yïgypti sitiens déserta petivit, Quo senibus sacris pietatis fcedere junctus Cum miram extremo clausisset lumine vitam, Plebis amore sua; patriam revocatus ad urbem, Cum Viatore pio Chiisti tumulatur ad aram, Ut quos pervigili vivens pietate nutrivit
recibus foveat per secula natos 2.
" Ici reposent dans l'espérance de la vie
éternelle les restes d'un père nommé à bon
ittribue avec assez de vraisemblance au e Florus (IXe siècle) ; mais quelques-uns font remonter au Ve siècle.
- Voir cette épitaphe dans
les Bollandistes,
Acta sanctorur?i,
SA (ja septe?nbris,~)
droit Justus, restes heureux qui, toujours consacrés au Christ et à la croix, se consumèrent de travaux divers, afin d'être plus rapidement enlevés au ciel, lorsque le souverain Juge, paraissant dans les airs, brillera sur les nuées. Il se distingua d'abord parmi les lévites de Vienne. Parvenu à l'épiscopat, on le vit paître le troupeau du Seigneur dans la ville de Lyon, où ses actes et sa doctrine le rendirent célèbre. Puis, vivement épris pour la vie des anachorètes, il alla se réfugier dans les déserts brûlants de l'Egypte lointaine. Il s'unit par des liens sacrés aux Pères de ces déserts et termina au milieu d'eux sa vie admirable. L'amour de son peuple ayant ramené son corps à Lyon, il fut inhumé avec celui du pieux Viateur au'7/ pied de cet autel, afin qi'e ce pontife ne cesse rlj de protéger de ses prières les enfants que, pendant sa vie, il nourrissait avec une affection paternelle."
Traduction du R. P. Gouiiloud, S. J.
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indique l'emplacement de l'église di .s Machabées oîi furent déposés les corps de S. Just et de S. Viat. '"'■