‹ Vie de Samuel Champlain [microforme]Chapitre 14 sur 112 · REN · texte numérisé non relu

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fourrure. La compagnie de Hudson s’en prétendait propriétaire et défendait d’en cultiver le sol, d'y couper du bois, d’y toucher à fur or pine « peau ou pin ».

En 1851, Chicoutimi était encore un pauvre village, et la rivière de Saguenay coulait, solitaire, au milieu de la forêt vierge.

La vallée du lac Saint-Jean est maintenant une oasis dans le désert labradorien. De tnus côtés s'élèvent des fermes et des villages. Des bords du lac au sommet de la vallée s’étagent des prairies et des champs de céréales d’une vigueur admirable.

Le modeste établissement de Chicoutimi est devenu le siège d’un évêché ; la vallée du lac Saint-Jean est en voie de devenir le grenier de la province de Québec. Son climat est très salubre, sa température est celle de Montreal, sa population augmente rapidement : 10 478 habitants en 1861, 17 493 en 1871, 32 409 en 1881, plus de 40 000 en 1890. L'immigration est peu importante, mais les naissances sont quintuples des décès !,

XI. — Pontgravé ayant terminé ses affaires, les deux marins remettent à la voile et rentrent heureusement, le 27 octobre 1603, dans le port de Honfleur.

Aymar de Chastes est mort. Champlain porte à Henri IV le mémoire et la carte de son voyage. IL est complimenté, encouragé, assuré que l’entreprise sera continueée plus tard. Le roi ne peut, pour le moment,

l Ersée Reczus, op. cit, t. XV, pp. 562-564. — Buies, La région du lac Saint-Jean ; Québec, 1890, pussim.

faire les frais d'une nouvelle entreprise, et Sully ne veut pas entendre parler de colonies. Cela, dit-il, dépeuplerait le pays, sans que jamais les Parisiens et les Normands puissent devenir « Canadois ».

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