‹ Vie de Samuel Champlain [microforme]Chapitre 43 sur 112 · RES NEE · texte numérisé non relu

RES NEE

XIX. — En arrivant à la Chaudière, lieu consacré par la superstition, les Sauvages portent les canots au bas du saut, puis se réunissent sur la berge. L'un d'eux présente un plat de bois, et chacun y dépase, comme offrande, un peu de tabac. La quête faite, 5n danse autour en chantant; l’un des capitaines fait une belle harangue, une sorte de sermon, jette le tabac au milieu du gouffre et tous poussent un grand cri. Moyennant cette cérémonie, le manitou doit les protéger !. :

Bien souvent les Iroquois les guettaient, les surprenaient au milieu de leurs danses et les massacraient sous le regard indifférent du manitou.

XV. — Le 17 juin la flottille arrive, sans autre incident, au saut Saint-Louis. Champlain défend aux Sauvages de vendre leurs fourrures sans sa permission.

Leur approche est saluée de plusieurs coups de canon. Les uns en sont joyeux, mais ceux qui n’ont pas encore oui pareille musique sont étonnés, même effrayés.

Les Français sont réunis en tribunal pour juger Nicolas de Vignau. Celui-ci confesse son crime, en demande pardon et obtient sa grâce.

Champlain trouve à Montréal Dupare, son lieutenant, Duparc a chassé avec ses hommes et tous ont agréablement passé l'hiver. Le commandant, au contraire, a été déçu dans ses espérances, tourmenté d'esprit, fatigué de

1 CHAMPLAIN, Voyages, 1632, 1re part., p. 208. — Nacann, /Tist., 1636, p. 822.

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Quand les Sauvages ont fini de troquer leurs marchan-

dises, il leur confie deux jeunes Français et leur dit adieu.

Le 6 juillet 1613 il est à Tadoussac et le 26 août

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