‹ Vie de SchillerChapitre 2 sur 11 · II AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

II AVERTISSEMENT

point d'honmiages que De lui aient rendus l'enthousiasme à la fois et l'érudilion, choses qui, au delà du Rhin, se concilient mieux que partout ailleurs. Au milieu de cette richesse de documents, l'embarras, je le répète, était de choisir et d'élaguer. Dans l'histoire d'un grand écrivain qu'on admire et qu'on aime, tout parait intéressant. L'on se décide avec peine i rien retrancher ou taire de la vie soit extérieure soit intérieure, qui souvent exercent l'une sur l'autre, surtout chez le poète lyrique, une si grande influence; et ce ne sont pas toujours les faits les plus importants, en apparence, par euxmêmes, qui l'ont été le plus par leurs effets. H peut y avoir tel petit détail, qu'on est tenté d'omettre, qui éclaire certaines nuances de l'esprit, révèle certain instinct poétique, marque le vrai point de vue où il se faut placer pour bien juger un ouvrage. Je devais naturellement me renfermer dans des limites plus étroites que les biographes allemands qui racontaient la vie de Schiller à ses compatriotes ; j'ai tâché de garder im juste milieu entre le trop et le trop peu, mais je n'ose pas espérer pour cela qu'on ne me juge ni trop long ni trop court : je sais combien il est rare de mériter un tel éloge, et surtout, pour peu qu'on s'étende, d'intéresser assez pour ne pas paraître trop long.

< Jen'avais aucun moyen de compléter ou de contrôler moi-même, autrement que par la lecture des Œuvres et de la Correspondance, les recherches et le récit des narrateurs allemands. Schiller n'est jamais sorti de l'Allemagne et n'y a même habité ou visité que fort peu d'endroits ; ses historiens ont pu puiser à toutes les sources de renseignements, et n'ont rien négligé pour arriver en tout point à la plus exacte certitude. Il est un seul fait, appuyé sur des documents qui se trouvent à Paris, je veux dire l'histoire dn brevet de citoyen français, au sujet duquel j'ai pu ajouter quelques grains, recueiUis par moi-même, à leur monceau d'informations si diligemment amassées.

o J'ai indiqué dans la biographie même et dans les notes qui raccompagnent, un certain nombre des ouvrages que j'ai lus ou consultés et comparés; Mes deux guides principaux ont été MM. Palleske et HoE&neister. Je regrette vivement que, de la Vie de Schiller pubhée tout récemment par le premier, je n'aie pu employer pour mon travail que le tome I"; le tome II n'est arrivé à Paris que pendant

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