‹ Vie de SchillerChapitre 3 sur 11 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

l'impression de ma notice, et je n'ai pu en faire usage que ponr quelques additions et améliorations introduites çà et Ib. C'est un livre écrit avec amour et enthousiasme, oh, ce qui parait difficile, l'admiration la plus exaltée s'allie aux pins clairvoyantes recherches; jamais historien ne s'intéressa plus ardemment k son sujet : l'auteur a voulu tout voir, tout savoir par lui^néme, et, quoiqu'il Tienne le dernier, toutes ses informations sont de première main : sur bien des points il a oomplélé ou rectifié le récit de ceux qui l'ont procédé. L'ouvrage de M. Hoffineistar est d'un ton plus égal et plus tempéré, quoique tout pénétré aussi d'une vive admiration; oa serait malvenu de parler de Schiller à l'Allemagne sans honorer si ^tùre d'une sorte de culte, n a surtout écrit l'histoire de son esprit, caractérisé tontes ses œuvres, les plus grandes et les moindres, et suivi à tous ses degrés, par une subtile et curieuse analyse, k laquelle aucune nuance n'échappe et pour qui la psychologie et l'esthétique allemandes n'ont point de mystères, le développement successif de son génie. U fait la part de la nature et de l'art, et nous montre comment le torrent pen h peu se transforme en fleuve profond, limpide, majestueux. Parmi les biographies plus courtes, il en est une que j'ai connue trop tard, c'est celle de M. Charles Goedeke, résumé substantiel, œuvre d'un esprit original, ferme à la fois et ingénieux. J'ai eu l'occasion de citer le rapide abrégé de M. SchefTer, net, élégant, facile, et attachant malgré sa brièveté. Les suppléments aux Œuvres les plus complets dont j'aie pu me servir sont ceux de MM. Boas et Eoffmeister, dont j'ai déjà parlé plus haut, et qui, en bien des points, sont presque identiques. La commodité de ces collections ne m'a pas empêché d'apprécier, comme elles le méritent, les publications partiales, comme celles de M. Dœring, par exemple, qui les ont préparées. Entre les commentaires, je nommerai particulièrement celui que M. ViehofT a consacré aux poésies détachées. Enfin, je mentionnerai, dans un autre genre, un recueil fort intéressant composé par M. Diezmann, et qui forme comme une histoire de Schiller racontée par lui-même, c'estA-dire qui contient tout ce qui, dans ses écrits, est relatif à sa personne, à sa vie, h ses sentiments, à ses principes : il serait désirable que nous eussions sur tous les hommes vraiment dignes d'être connus, qui se sont peints dans leurs œuvres, des mémoires du même genre.

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