IV AVERTISSEMENT
■ Si, pour les faits , j'ai puisé consciencieusement à toutes les sources dignes de foi ', pour lès appréciations littéraires, qui occupent une assez grande place dans ma Yie de Schilla; j 'ai tenu sans doute k savoir l'opinion des critiques éminents d'outre -Rhin , mais en même temps je crois avoir gardé la plus libre indépendance. Il va sans dire que nos voisins sont , à certains égards, pins compétents que nous pour juger leuis grands auteurs, et en particulier Schiller, le plus allemand de tons, comme je l'ai dit; mais, d'un autre côté, un juge étranger, qui ne prononce qu'après une sérieuse étude et en connaissance de cause, peut espérer de rester plus dégagé de toute admiration préconçue, de toute prévention partiale. Le point de vue de la critique change d'un pays à un antre, comme d'un temps & un antre temps. Ces gloires-Ià seules deviennent , de nationales, universelles, celles-là seules passent d'un âge k tous les âges, qui résistent à ces épreuves des temps et des lieux ; et Schiller, dans ses productions les plus beUes et les plus pures, dans les chefs-d'œuvre qui sont sa vraie couronne, n'a point à les redouter. ■
1. S'il est quelques travaui importaota que je n'aie point cités , c'est que je n'sQrai pu les conimltre ou me les procurer, et leurs auteurs, cousidérani que j'écris en France, voudront bien me pardonner ces omissions involoatsires.
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