I. Le 11 Dovembre 18&B
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monde par leso^anes qui s'y cramponnent; l'antre s'élève ardemment an-de8nvdelapreniière,Teislesrég)onsde8 angnsles ancêtres. > Anjonrdlini on associe lenrs noms et lenr ^ire, on les célèbre conome liens génies frères el amis malgré lenrs contrastes, et qni se sont compris et secondés, tempérés et achevés l'nn l'antre. Tels la scnlpture les a représentés snr la petite place de Wetmar où s'élèvent, ^oriensement gronpées, lenrs deni statnes de bronze, oenvre de Rietschel. < Se tenant par la main ', dit M. Giseie, l'nn r^ardanl paisiblement devant lui , l'antre levant les yenx hardiment an del , celni^ marchant résolument en avant, celni-là le retenant, avec mesure, en place; partageant entre enx sans envie le lanrier qne le siècle leur a décerné, ils sont Iknnis dans notre mémoire à Ions, dans la mémoire de la nation, comme les grands représenlanls de la donble nature de l'homme : Schiller ne tendant qn'à ce qn'il y a de pins haut, Goethe sachant se contenir dans le possible et s'y plaire ; Schiller aspirant h l'idéal, Goethe dominant la réalité, et pourtant conciliés et d'accord, reconnaissant les droits réciproques de leurs génies divers, et se complétant harmonieusement. > Leur amitié , lentement nouée , mais ensuilo aussi fidèle qne sincère , sans réserve et sans nuages , est nn des plus beaux exemples qne nous offre l'histoire des lettres. Us avaient senti d'abord, nous l'avons dit, peu d'attrait l'un pour l'autre, et, frappés surtout, choqués même de leurs différences de caractère, d'esprit, de position , ils avaient eu réciproquement ces premiers accès difficiles, difficiles primos adilus, dont parle le poêle. Mais, dès que la glace , c'est le mot, fut fondue , il s'engagea entre eux une correspondance aussi animée que coufiaute, qu'il nous faudrait insérer tout entière, en quelque sorte, dans notre récit, pour raconter fidèlement , à partir de ce moment , l'histoire des pensées et des travaux de Schiller, la vie de son esprit, si intéressante dans les dernières années. Comme ses lettres sont comprises dans noire traduction, nous pouvons y renvoyer le lecteur comme i un complément de cette biographie, i une sorte de Mémoires écrits par lui-même , et être plus sobre de citations que nous ne le serions sans cela.
1. Ceci n'est point tout à Tail exact. Dans le beau groupe de Rietschel, les deux postes db se tieDoeut pas par la main. La gaucbe de Goetbe est placée sur l'épaule droite de Schiller; la main gauctia de celui-ci porte ud rouleau. Leurs droites ne se touclienl pas, msls tiennent une même couronne de laurier, que Goethe toutefois garde devant lui, comtne l'ayant la premier conquise et y donnant seulement part t son ami.
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VIE DE SGHILLEB. 121
Ce fut la rédaction des Heures qui devint l'occasion du rapprochement , bientôt intime , des deux poètes. Schiller, comme nous l'avons raconté, s'élail chargé, sur la proposition de Gotta, de la direction d'un journal littéraire mensuel. Le plan de cette publication avait été conçu d'une manière assez lai^e pour pouvoir, d'une part, appeler Ions les auteurs distingués de l'Allemagne à y coopérer, et, de l'autre, compter sur l'intérêt de tous les esprits cultivés. <■ Le journal les Heures, était-il dit dans le programme, s'étendra sur tout ce qui peut être traité avec goAt et dans tm esprit philosophique, et par conséquent il sera ouvert aux recherches de philosophie, aussi bien qu'à la poésie et à l'histoire. Tout ce qui ne peut intéresser que le lecteur érudit et tout ce qui ne peut satisfaire que le lecteur ignorant, en sera exclu ; mais surtout et absolument il s'interdira tout ce qui a rapport à la religion de l'État ou à la constitua tion politique. On le dédie au beau monde, comme moyen d'instniotion et de culture ; au monde savant , pour la libre recherche de la vérité et le fécond échange des idées; et en même temps qu'on s'appliquera, par le fond, à enrichir la science même, on espère, par la forme, agrandir le cercle des lecteurs. > Vers le milieu de juin 1794, on envoya le programme « aux meilleurs écrivains himianistes, ■ comme Schiller les appelle, à Kant, Gan'e, Engel, Jakobi, Herder, Klopstock, Voss, Lichtenbei^, Matthisson, Salis, etc., en leur demandant leur concours. A léna même, Fichte, G. de Humboldt, Woltmann, avaient promis le leur. Goethe, comme bien l'on pense, ne fut pasoubbé. Le 13 juin, Schiller lui adressa une lettre respectueuse, ornée en tête des formules empesées et intraduisibles de l'étiquette : ■ Seigneur hautement bien né, Seigneur conseiller intime hautement respectable {Hochwohlgebomer Herr, Hochzuverehrender Herr Geheimer Rath), ■ et commençant ainsi : * La feuille ci-jointe (le programme, avec demande de concours) contient le vœu formé par une société qui a pour vous une estime sans limites , le vœu de vous voir honorer le journal dont il s'agit de votre coopération, sur l'excellence et le mérite de laquelle il ne peut y avoir qu'une voix parmi nous. La résolution de votre hautement Noble Seigneurie (Euer HochwoMgeboren) d'appuyer cette entreprise par son accession, sera décisive pour son succès, et nous nous soumettons avec le plus grand empressement à toutes les conditions auxquelles vous voudrez nous l'accorder. »
Goethe répondit, le 24 juin, qu'il ferait partie avec joie et de tout
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cœur de la société, qu'il retirerait lui-même de grands avantages de ses relations avec des hommes aussi distingués, que ce serait déjk un soin fort intéressant de s'entendre sur les principes d'après lesquels on devrait juger les écrits envoyés au journal, et de veiller sur le fond comme sur la forme, afin que cette feiiille se distinguât des autres et se maintint avec ses avantages, au moins pendant une suite d'années. Bans une visite kléna, qui suivit de près cette lettre, il vit Schiller et s'entretint avec lui sur divers sujets, et particulièrement sur les questions qui, entre eux, devaient être, comme la théorie de l'art, par exemple, les plus délicates, les plus propres k faire ressortir l'opposition de leurs idées, & montrer, comme le dit Goethe, qu'entre deux esprits placés aux antipodes, comme Schiller et lui , il y avait une distance plus grande que le diamètre de la terre. Mais cette distance , sans la supprimer, l'étincelle électrique la franchit, et le monde des esprits a des secrets d'union et d'harmonie, des affinités de choix, bien autrement merveilleuses que le monde des corps. Se conndtre, se comprendre, et se devenir nécessaires l'un à l'autre, ce fut pour eux même chose. Schiller avoua, à la suite de ces premiers entretiens, « qu'ils avaient mis en mouvement toute la niasse de ses idées, > et Goethe reconnut avec non moins de joie qu'il n'avait pas éprouvé depuis longtemps une telle jouissance intellectuelle, et que ces conversations faisaient époque dans sa vie. • Les rapports de confiante amitié de deux si grands esprits devaient produire, dit Mme de Wolzogen, les plus nobles fruits. Aucune nation, aucune époque de la littérature ne nous offre une si belle union née du pur enthousiasme pour le vrai et le beau , une aspiration commune , si intime , si sincère, au but le plus élevé. » Ce n'est pas moi qui séparerai vrai et beau, mais, pour que l'éloge convienne sans réserve aux deux amis à la fois, ne faut-il pas ajouter : « Pour le vrai, oui, mais surtout en tant quebeau ou spéculation, et au point de vue de la science et de t'arlî ■ C'était le hasard, en quelque sorte, qui avait lié cette amitié, et il avait pour cela bien pris son temps : plus tôt, le moment eût été moins opportun. ■ Ce fut un avantage pour nous deux, écrit Goethe, de nous être rencontrés plus tard, plus formés ; ■ et Schiller, dans la troisième lettre qu'il adresse à Goethe, à la fin d'août 1794, s'exprime ainsi : ■ Notre connaissance tardive, mais qui éveille «n moi mainte belle espérance, me prouve une fois de plus combien il vaut souvent mieux laisser faire le hasard que de le devancer par trop d'empressement. Quelque vif qu'ait toujours été mon désir
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d'entrer avec vous dans des relations plus étroites qne celles qui sont possibles entre le génie de l'écrivain et son lecteur le plus attentif, je comprends toutefois parOutement aujourd'hui que les voies si diverses que nous suivions vous et moi ne pouvaient utilement nous amener au point de rencontre plus tôt qu'à présent. Mais désormais je puis espérer que nous ferons de compagnie le reste du chemin, fpelqne long fp'il soit encore, et cek avec d'autant plus de profit que, dans un long voy^e, ce sont toujours les derniers compagnons qui ont le plus & se dire. » Dans cette même lettre , et déjà dans la précédente, il juge Goethe et se juge lui-même, en se comparant k Goethe, avec sagacité, mais avec trop de modestie. * Ne vous attendes pas à trouver chez moi une grande richesse matérielle d'idées ; c'est là ce que je trouverai, moi, chez vous. Ma tendance et mon besoin est de faire de peu beaucoup, et vous trouverez peut-être que j'y ai réussi dans plus d'une production, si un jour vous devez apprendre à connaître de plus près ma pauvreté dans tout ce qu'on appelle connaissance acquise. Mon cercle d'idées étant plus petit, je le parcours d'autant plus vile et plus souvent, et je puis d'autant mieux mettre à profit mon peu d'argent comptant, et produire par la forme une variété qui manque au fond. Vous vous efforcez de simplifier votre grand monde d'idées, je cherche la variété pour mes petites possessions. Vous avez à gouverner un royaimie ; moi, une famille d'ides, un peu nombreuse, que je voudrais de tout mon cœur étendre pour en faire un petit monde. > Plus loin il se plaint de flotter, comme une sorte d'hybride, entre le concept et l'intuition, entre la règle et le sentiment, entre la tête technique, dit-il, et le génie. < C'est là ce qui, surtout dans les années antérieures , m'a donné , dans le champ de la spéculation aussi bien que de la poésie, une apparence passablement gauche ; car habituellement le poëte s'emparait de moi quand je voulais philosopher, et l'esprit philosophique quand je voulais être poëte. Maintenant encore, il m'arrive assez souvent que l'imagination trouble mes abstractions et le froid entendement ma poésie. Si je puis devenir assez maître de ces deux facultés pour poser, avec mon libre arbitre, des bornes à chacune d'elles, un beau lot m'est encore réservé; mais malheureusement, depuis que j'ai commencé à bien connaître et employer mes forces morales, une maladie menace de miner mes forces physiques. Achever en moi une grande et générale révolution intellectuelle, je n'en aurai probablement pas le temps ; mais je ferai ce que je pourrai, et lorsque enfin
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l'édifice croulera, peut-être aurai-je au moins sauvé de l'incendie ce qn'il vaut la peine de conserver. » Goethe avait provoqué ces aveus et demandé à Schiller de lui faire connaître la marche de son esprit , surtout celle des dernières années. « Quand nous nous serons réciproquement éclairci le point, lui écrivait-il, que nous avons actuellement atteint, nous pourrons d'autant mieux travailler sans interruption en commun. > Et il donnait l'exemple de la franchise : • Vous verrez bientôt vous-même combien sera grand pour moi l'avantage de votre intervention , lorsque , en me connaissant mieux , vous découvrirez en moi une sorte d'obscurité et d'hésitation, dont je ne puis triompher, bien que j'en aie nettement conscience. Mais il y a plus d'un phénomène de ce genre dans notre nature , par laquelle pourtant après tout nous nous laissons volontiers gouverner, pourvu qu'elle ne soit point par trop tyraonique. ■ J'insiste sur ces premiers rapports parce que c'est un noble et touchant spectacle que ce début si empressé d'amitié, tout aussitôt confiante, pleine d'un modeste abandon, se fondant bien vite sur un sentiment d'entière égaillé qui les honore autant l'un que l'autre, et demeurant supérieure à toutes ces petitesses de vanité et de jalousie dont les grandes âmes sont exemptes, mais non pas toujours, hélas ! les grands esprits. Le principe de cette belle alliance, ce fut l'identité du but à poursuivre ; mais , les meilleurs hommes sont ainsi faits, ce qui seul pouvait rendre possible et durable cette fraternelle activité, ce fut, Goethe l'a dit avec raison, la diversité des moyens par lesquels chacun d'eux tendait à ce but : leur association fut une lutte, » la lutte, dit Groethe ailleurs , qui peut-être jamais ne se videra , entre l'objet et le sujet. » Un quatrain qui est intitulé l'Accord, et qui fait partie du recueil des distiques que Schiller a réunis sous le nom à'Ex-voto , explique cette parole de Goethe et peint pari'aitement la fin commune et les voies diverses des deux amis : ■ Nous cherchons tous deux la vérité : toi, au dehors, dans la vie; moi, au dedans, dans le cœur, et ainsi chacun de nous la trouvera certainement. Si l'œil est sain , il rencontre au dehors le Créateur; si le cœur est sain, il réfléchit au dedans le monde '. * Bien ue pouvait être , à l'un comme à l'autre, plus salutaire que le
I. H. le docteur Clément, dans un petit opuscule qui a pour litre Schiller dans set Tapporls avec Goethe et avec le ternes présent, coontre, par quelques citations intéressantes, que les deui grands écrivains étaient d'accord, malgré la diFTéreDce de leurs natures, sur un bon nombie de questions importaoles.
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libre et confiant commerce qui s'établit entre eux ; cependant ou peut dire que, s'il profita plus à l'un qu'à l'autre, ce fut à Schiller, moins avancé dans la carrière , et touchant à son second âge de poésie , k celle nouvelle et virile jeunesse où l'arbre porte à la fois des fleurs et des fruits. L'an 1794 fut dans la vie de Schiller, dit Guillaume de Humboldt, le moment décisif, • le moment de la crise la plus extraordinaire que jamais homme ait éprouvée dans sa vie intellectuelle. Son génie poétique, inné et créateur, rompit, pareil à un torrent gonflé , les obstacles que lui opposait la spéculation abstraite, trop puissamment accrue, et la conscience, devenue trop nette, qu'il avait de lui-même. ■ Grande était, au témoignage de Goethe, la force d'attraction de Schiller : « il s'attachait et retenait quiconque l'approchait; • mais, à son tour, il subit l'aimable et puissante influence de Goethe, et non pas seulement dans les choses de l'esprit : il lui dut de reprendre plus de confiance en sa santé , suivit ses conseils pour sa manière de vivre, distribua mieux ses heures, et surtout partagea plus régulièrement son temps entre la veille et le sommeil.
Schiller rédigea à la fin de 1794 l'annonce publique des Heures. Il l'inséra d'abord dans la feuille d'avis de la Gazette littéraire d'Iéna, puis la plaça en tète du premier cahier du journal. H y expose le plan de l'entreprise et dit quel en doit être l'esprit. > Dans un temps où le bruit de la guerre qui approche inquiète la patrie, où la lutte des opinions et des intérêts politiques reproduit cette guerre presque dans chaque cercle, et n'en bannit que trop souvent les Muses et les Grâces, où nulle pari, ni dans les conversations, ni dans les écrits du jour, on n'est à l'abri de ce démon de la critique politique, il peut par^tre aussi hasardé que méritoire d'inviter le lecteur, si fort distrait, à un entretien d'un genre tout opposé. Dans le fait, les circonstances semblent promettre peu de succès k une feuille qui s'impose un rigoureux silence sur le thème favori du jour.... Mais plus l'intérêt borné du présent tend les esprits, les comprime et les subjugue, plus le besoin devient pressant de les affranchir au moyen d'un intérêt universel, d'un intérêt plus haut, qui se prenne à ce qui est purement hiunain, s'élève au-dessus de toute influence du temps , et de réunir sous la bannière du vrai et du beau le monde divisé par la politique. » C'est une belle chose que cette quiétude désintéressée, celle sereine indifférence du sage, dont plus haut déjà j '<ù parlé comme d'une tentation bien naturelle ; mais l'abstention des meilleurs ne fait-elle pas la partie trop facile aux puissances mau-
vaisGS, à la tyranDÎe, à la conquête (l'Allemagne le sait I), k toutes les funestes inflaences du présenta L'impuissance seule excuserait celte retraite sons la tente, et l'impiussance peut-elle jamais être entière et durable? Une grande &me espère même contre l'espérance , contra speminspem, et toaiourseUe est active, ou prête k agir, contre les maux présents, la malice du jour, comme dit l'Ëvangile.
Pour assurer et hâter le succès, on imagina une ruse qui, bien qu'elle soit loin, je crois, d'être chose inouïe, ne serait légitime, ce me semble, que si utile était synonyme d'honnête. H fut convenu avec le professeur Schûtz, l'éditeur de la Gazette Uuéraire d'Iéna, qu'on publierait régulièrement dans ce journal, Cotta payant l'insertion, des appréciations des divers articles contenus dans les Heures, appréciations composées par les rédacteurs mêmes de la nouvelle Revue. L'éloge s'y devait naturellement revêtir de toutes les apparences d'impartialité qui donnent du prix à l'admiration. Schiller, il faut bien le dire , ne demeura point étranger à cet arrangement ni même à la rédaction de ces critiques complaisantes : il en riait avec Goethe et se pardonnait de fort bonne grâce ce charlatanisme , au moins peu idéal.
Le début de la feoille nouvelle fut brillant. Le nom des écrivains, les promesses du programme firent ndtre de belles espérances, et les premiers numéros s'enlevèrent rapidement. Pendant la première année, grâce aux travaux tout faits que les deux amis avaient en portefeuille, les Heures remplirent l'attente du public lettré. Pareilles aux déesses dont elles portaient le^ nom, < elles venaient désirables, apportant toujours quelque nouveau présent : »
'Epjovcai, ■Kitttaai ^poroî; oUi ti qiipotagii • '
Mais quand les provisions prêtes d'avance se furent épuisées, comme ni Schiller ni Goethe n'étaient hommes à se faire une habitude de travailler à la tâche et â l'heure, conmie, du reste, il n'y eut qu'un petit nombre de collaborateurs qui tinrent leurs promesses, les cahiers mensuels perdirent peu à peu de leur intérêt, et le goût du public s'attiédit. Dès la troisième année, Cotta ne retira plus de la vente que ses frais, et Schiller, fatigué des continuels soucis et de la minutieuse besogne que lui imposait la direction, se décida à rompre cette chaîne. Pendant ces trois ans, l'amour de la