‹ Vie de SocrateChapitre 13 sur 114 · PREFACE XVII · texte numérisé non relu

PREFACE XVII

connaître leur vrai bonheur qui est la vertu. Il n'y a qu'une vraie vie, la vie de la science ; il n^y a qu'une vraie science, la science de la vie- La tentative de réformer la philosophie n^est que la conséquence de la mission de réformer les iftœurs; et comment opérer cette réforme dangereuse et difficile, renouveler à la fois le cœur et l'esprit, les mœurs et les idées ? Ce n'est pas avec de beaux discours, ni avec de Beaux livres qu'on convertit les âmes, qu'on éveille en elles la honte de l'ignorance, le remords de la faute, l'amour du beau, du vrai, du bien : c'est par des actes et des exemples (1). Socrate devait donc présenter, comme il présenta en effet dans son caractère, ses mœurs et sa vie entière, le modèle, l'idéal vivant du vrai sage.

Son enseignement, disons mieux, sa prédication voulait atteindre et pénétrer partout ; voilà pourquoi il lui donna une forme humble, familière, populaire, basse. Il s'agissait de convaincre

(1) Xén., Mem.y IV,, c. iv, n. 10. où Xo'^w à7rc<^£Î3cvuu.at.,.

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