ELOGE
DE
Ptenus gratid et foriitudàe , faciebat prodigia et signa magna.
Plein de grâce et de force, il fiii«ait «les prodiges et de grands miracles.
Jetés des Jpétres, c. 6, f. 8.
Suand il s'est agi d'établir la religion chétienne dam le monde gré les raisonnements des philosophes , malgré l'élocnience des orateurs , malgré la puissance des empereurs , malgré la conspiration de l'univers entier , Dieu s'est choisi des hommes pleins de crAce , de force et d'œuvres.ntiraculeuses, pour les opposer à tant d'ennemis; et ces hommes étaient eux-mêmes une preuve sans réplique en faveur d'une religion qu'ils prétendaient établir. Or, c'est la même providence de Dieu , toujours invariable dans ses desseins et constamment attachée à ses adorables maxioies , qui , après quinze siècles, voulant faire de François Xavier un apôtre du Nouveau-Monde , le remplit de grâce et de force , et l'arme de sa puissance pour opérer des prodiges ; et ainsi Xavier devint également une preuve démonstrative en faveur de la relfoloB dont il était le ministre : Plenus gratid et fortitudine, facieoatprodigia et signa magna, Cest là tout le dessein de mon discours. La grâce de Dieu dans Xavier et la sainteté dans sa vie prouvent la sainteté de l'Evangile de Jésus-Christ; pUntu gratta : c'est la
Ï première partie. La force victorieuse de sa prédication prouve 'eiflcace et hi force de l'Evangile de Jésus^hrist; plenug forHtudine : c'est la seconde partie. Les grands prodiges qu'il opérait prouvent la divinité de l^vangile de Jésus-Christ; faeiebat prodigia magna : c'est la troisième partie. La vie de Xavier rend témoignage à la sainteté de notre foi ; la prédication de Xavier rend témoignage à la force de notre foi ; les miracles de Xavier rendent témoignage à la divinité de notre foi. La vie , la prédication, les miracles de Xavier prouvent la sainteté, la force, la divinité du christianisme.
EspritrSaint, qui formez les grandes âmes et qui opères en dlcs les plus grandes choses, accordez-moi votre secours dans l'éloge que je vais faire de l'apôtre des Indes. Je le demande par l'intereession de Marie. Ave, Maria,
ÉLOQB DE SAINT FIANÇOIS XATIBB. 411