SERRES
ment admirable. Et que font-ils ?..... . de ces petits joujoux qu'on est convenu d'appeler des hélices. Mais si l'art continue à se développer avec autant du succès, il faudra nécessairement forger d’autres noms, car même aujourd'hui nous sommes rendus à un point où on leur donne mille et mille formes, suivant le génie de l'individu. Ce qui me fait le plus de peine c’est de voir ce pauvre tas de pieux qui se lamente et gémit sous les coups redoublés de ces jeunes artistes pour se procurer de l’aubier, dont ils sont maintenant à peu près dépourvus, ces pauvres pieux ! qu’estce que c’est que quelques pagées de clôture de moins pour avoir perfectionné cet art à un si haut degré, et qui sans le sacrifice de ces bons pieux serait encore dans l'obscurité pour nous... Nous ne devons rien épargner pour la science ! ”
“93 mai 1889.
(I. La vieillesse ..,.., 00000. pee Toujours plaint le présent et vante le passé.
“ Ma foi Boileau n'a jamais dit plus grande vérité. S'il fallait en croire les mauvaises langues, les écoliers d'aujourd'hui ne savent plus s’amuser: graves magistrats au front sévère, à l'œil rêveur eb dont le seul délassement est une solennelle partie de balle, Détrompez:vous. A l’é-
. de ces ler des lopper rement 1i nous e mille lividu.
7oir ce It sous pour enant u'estre de un si bons JUS. .
ce ! ”
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tude j'accepte l’épithète de grave magistrat, mais pour les jours de cc. gé, nenni! Chaque semaine, chaque congé ménage une joie d'autant plus agréable qu’elle est imprévue : Preuve, l'excursion d'aujourd'hui. Vers une heure et demie nous étions en route pour un pique-nique, au grand contentement de tous ; nous allions respirer l'air pur de la campagne, si cher aux étudiants. Après environ une demi-heure de marche nous nous installons dans un de ces endroits où nous sommes si à notre aise, devant cette belle nature qui s'étale si richement à nos regards. Nos arbres reverdis, nos bocages ombragés, le gazon verdoyant, les prés en fleur, un soleil vivifiant, des brises embaumées, enfin partout l’allégresse et la vie, tout cela élevait nos âmes et les plongeait dans les régions sereines du beau et de l'idéal. C’est donc là au milieu de toutes ces beautés de la nature que nous avons passé l'après-midi du 23 mai.
Loin de moi de vouloir prétendre que ce fut un congé ordinaire : non, les salves d'applaudissements qui se répercutaient au loin et les nombreux hourras, qui sortaient de nos poitrines haletantes avant le départ, attestaient la satisfaction générale et le plaisir que nous y avons goûté. En effet après avoir courn le foot-ball à se fatiguer, après avoir erré ici et là à travers
Ja CaMpagne, messieurs les Ofganisateurs du Pique-nique nous ont préparé une magnifique collation. Alors le troupeau dispersé se réunit dans un même endroit et après avoir récité le Benedicite tout le monde se met à l'œuvre : les plats résonnent, les Couteaux se croisent, le sirop et lc lait coulent à flots, Tout-à-coup nous vîmes
sortir de je ne sais quelle aimable cachette, d'im-
Pommes dont la vue auralt suffi pour faire suc- Comber une seconde Eve. Les plus gourmands les dévoraient des yeux : Jugez ce que devaient faire les bouches ! Suivant moi tous ont noblement fait leur devoir. Cependant il ne serait Pas juste de ne PaS accorder le mérite de la victoire à nos confrères les Petits et de ne pas re- Connaître pour les héros de la Journée ces bouillants enfants dont l’ardeur Surpasse de beaucoup celle de leurs aînés, cur les nobles cicatrices qui
l'heure du départ, Après quelques discours ap- Propriés à la circonstance, un “hourra ” se tit entendre et non nous mîmes en Marche en récitant le Chapelet, ”
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irs du nifique réunit cité le e: les > siro “ d'imet de > suCands aient obleerait reuiloup qui sSez ent
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…. O1 “ 95 mai 1889.
“ Encore quatre semaines et tout sera fini !.... Voilà bien le cri qui s’échappe de plusieurs poitrines. Et alors que faire pour que ces quelques jours passent encore plus vite ?.... Demandez-le à ce confrère, qui vivant d'ordinaire dans une atmosphère autre que celle des études, trouve cependant moyen, dans ces derniers moments d’une année qui échappe, de remuer un peu sa torpeur. Lassé de regarder voler les mouches, voyez comme il travaille aujourd’hui avec soin. Mais quel est le chef-d'œuvre qu'il va mettre au jour ? Bravant l’indiscrétion, avancez et lisez ce nat écrit en lettres pompeuses : CALENDRIER ! !!… Là vous verrez tous les jours de lu semaine s’aligner en une longue et uniforme série, les semaines se succéder les unes aux autres, et au bas de la page s'étaler en caractères flamboyants; VACANCES! LIBERTÉ! L'œuvre est terminée ! Tous les jours, le pauvre malheureux viendra religieusement prendre son calendrier, y effacer consciencieusement la journée qui vient de disparaître et compter avec force soupirs toutes les vingt-quatre heures qui le séparent encore de la fin.. Pauvre homme !... À quoi bon noter avec tant de soin la rapidité avec laquelle notre vie nous échappe ? À quoi bor. soupirer si fort après un bonheur qui