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lettre qu'on iui avait donnée pour me remettre. Je l’ouvre immédiatement et constate avec plaisir que ces quelques mots viennent de mon ami... qui bien que monté sur le sommet du Parnasse daigne encore se soumettre aux usages du temps et rême se servir de sa lyre pour jouer agréablement ses amis.”
€ 12 avril 1889.
“,,,..dJe trouve une lettre à mon adresse. Mon plus grand empressement est de l'ouvrir..., O surprise ! À peine ai-je parcouru quelques lignes que j'apprends que la mort, cette moissonneuse impitoyable, vient de soumettre à son cruel empire une jeune enfant, un petit ange de beauté, Le 9 avril ma chère petite Berthe rendait sa petite âme à Dieu, après dix jours de lu plus cruelle maladie Pars, chère petite Berthe, la terre est indigne de toi... Dieu veut t'épargner les soucis, les peines de la vie, tu ne mérites pas de les connuître. Et vous, parents afligés, que sa mort à plongés dans la désolation la plus prefonde, consolez-vous, séchez vos larmes. Elle prie pour vous au ciel. ... O homine : pourquoi jeter ici-bas ton amour ? Au moment où les liens de l'amitié paraissent les plus resserrés, la mort implacable paraît, et choisissant cet ami pour sa
a. DO
victime elle vous laisse seul avec votre douleur. Tout tombe à nos côtés. Dieu frappe autour de
“8 nos proches, nos amis, nos maîtres, et, au milieu de titres et de fortunes abattus, nous demeurons fermes comme si le coup devait toujours porter à côté de nous.... nous ne pouvons nous confier en notre jeune âge, il en est qui ne font que se montrer à la terre, qui finissent du matin au soir, et qui comine la fleur des champs ne mettent point d'intervalle entre le jour qui les voit éclore et celui qui les voit tomber et disparaître. ”
‘30 avril 1889,
“ À quatre heures nous sommes aliés présenter nos hommages à Sa Grandeur à l’occasion du 22ème anniversaire de sa consécration.
“ À sept heures a eu lieu une séance académique, Pendant tout le cours de l'année scolaire, il est peu de soirées dont la perspective soit, pour la totulité des élèves, plus riante que celle d’une soirée académique. Chacun y reçoit sa part d'éloges, ét dans le rapport du secrétaire l’humble devoir du commençant y est mentionné aussi fidèlement que la profonde dissertation du philosophe. Le travail y trouve à la fois une récompense et un encouragement, car cette procla-
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mation solennelle devant les parents et les amis est bien calculée pour exciter le zèle et faire oublier les ennuis qui préparent ces succès. Monseigneur, toujours désireux d'encourager nos efforts, avait bien voulu présider cette séance.
Grand nombre de prêtres l'entouraient et une
foule d’autres amis de l'éducation dont la présence était pour nous un grand honneur.... Le rapport de M. le secrétaire a été remarqué. C’est une rude besogne de passer en revue ces nombreux devoirs, de faire connaître dans l’espace de quelques minutes leur valeur relative, de signaler le vrai mérite partout où il se rencontre, et cela sans froisser, sans blesser de justes susceptibilités. M. le secrétaire s’est parfaitement acquitté de sa tâche. Assez et pas trop de louanges : telle nous a semblé être sa devise. Nous l'en félicitons. Les flots d'encens ne sont pas toujours agréables même à ceux à qui on les prodiguc. Après la lecture des devoirs une jolie petite opérette a été jouée.... Puis M. le Président a remercié l’obligeance de Sa Grandeur et la bonne volonté de tout l'auditoire d'avoir bien voulu nous honorer de leur présence. Après que Monseigneur nous eut adressé quelques mots d'encouragement et de remerciements et que la fanfare eut fait retentir les airs de ses sons joy-