‹ Vie du bienheureux Alphonse-Marie de LiguoriChapitre 49 sur 56 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Ouvrages du bienheureux: ^Ijjhonse.

On pense bien que ce n'est pas dans un seul chapitre et dans un volume où nous avons déjà raconté en détail l'histoire d'une longue vie, que nous pou-

vons donner une analyse approfondie des œuvres d'un auteur qui a composé, outre un très- grand nombre d'opuscules, jusqu'à cinquante- deux ouvrages différens , dont quelques-uns sont de la plus haute importance, et forment plusieurs volumes. La collection des œuvres du biei:heureux Alphonse esl à elle seule commue une petite bibliothèque , et ïï entre dans notre plan de nous borner à un aperçu assez succinct sur ce sujet, qui serait celui d'un livre particulier, si nous voulions lui donner toute retendue qu'il comporterait (1),

Il n'y a pas lieu d'être étonné que la plume de notre saint ail été aussi féconde , quand on sait quelle

(1) Nous pouTons renvoyer là-dessus à un ouvrage publié en Italie ( Rcggio , 1S25 ) sous le titre de Biflessioni sopra la sanlità e d'Alrina del B. Alfonso Liijuori. Ce niènic ouvrage existe aussi en français (ciicz Périsse frères , à Lyon). Nous aimons à reconnaître que nous y avons puisé une partie des docuniens qui font la matière de ce chapitre de notre vie du bienheureux Alphonse. Depuis on peut citer encore , au sujet de la doctrine de notre saint, roiivrage intitulé : Justification de la théologie du licnhcuicux Liijuori , -par M. Gousset, vicaifo <jèiiéral de Besançon. Entre autres raisons, l'auteur de cet ouvrage développe d'une manière ar.ssi lumineuse que solide celles que nous indiquons ici dans le môme but , et qui parurent étranges à quelques personnes respectables, lors de notre première édilion. Mais dans quatre ans beaucoup de préventions sont tombées , et il est permis de croire que la théologie du bienheureux Ligiiori, recommandée par d'impos.uis témoignages et par les plus hautes autorités, sera bientôt la base de l'enseignement dans presque tous les séminaires de France , surtout après la décision de la sacrée péuilencerie , qui porte que le confesseur qui suivrait en tout les opinions du bienlieureux Âlplionse , serait en parfaite sûreté de conscience.

fuî

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fut la longueur de sa vie et sa constante application au trava 1 ; on se souvient qu'il avait fait vœu de ne jamais perdre un seul moment : sa fidélité à un engagement aussi parfait a dû nécessairement produire un résultat considérable et devant Dieu et devant les hommes. D'ailleurs on a vu par le succès de ses éludes, quelle heureuse facilité et quels grands talens il avait reçus du Ciel pour tout ce qui tenait à l'exercice des facultés de l'esprit.

On divise ses œuvres en morales , dogmatiques et ascétiques.

Le premier et le plus important de ses livres de morale , c'est sa grande Théologie morale ; elle fut dédiée à Benoit XIV, qui en a proclamé l'auteur jarwdent , qualification qu'on a remarquée n'avoir été donnée par ce Pape à aucun autre. Outre les traités ordinaires, la théologie morale renferme six dissertations sur des sujets Irés-importans , et deux opuscules la terminent. Cet ouvrage a coûté à notre saint dix- sept ans de travail ; il lui fallut lire tous les auteurs de morale anciens et modernes ; il donne sur chaque question leurs opinions diverses , ainsi que les raisons sur lesquelles chacun d'eux se fonde ; il établit ensuite son sentiment particulier, qu'il appuie toujours sur des argumensûu des autorités du plus grand poids. Ses décisions , sages et modérées , sont le résultat d'une expérience de trente ans de missions et de confessions autant que de l'étude, et de l'examen le plus approfondi. Il voulait établir des pirio-i

f Ve de Ligiion'. ^

cipes praticables d'après la connaissance qu'il avait des choses de Dieu et du cœur humain , et fournir un véritable secours pour se diriger dans le saint ministère entre l'écueil du relâchement et celui d'une sévérité outrée ; sévérité d'autant plus dangereuse qu'elle inspire de l'éloignement pour les sacremens, et provoque , en quelque sorte , k rinfraclion de la loi ; sévérité dont se plaignait saint Ambroise , lorsqu'il disait : « II y en a parmi nous qui ont la crain- » te , mais non pas selon la science , imposant des » obligations trop dures , et que la condition hu- » maine ne peut supporter (1).

Nous ne devons point développer ici le sentiment du bienheureux Alphonse sur le probabilisme , sentiment qu'il a défendu lui-même dans un écrit particulier : il nous suffit de dire qu'il est conforme à celui du très-grand nombre des plus graves et des plus respectables théologiens. Que s'il était des personnes qui , sur la foi de quelque enseignement particulier, trouvassent trop d'indulgence dans la morale du bienheureux Alphonse , nous leur dirions que le procès de la béatification a amené l'examen le plus sévère des ouvrages de noire saint , et cju'il a été établi par un décret spécial qu'aucun de ces ouvrages , et nommément sa théologie , ne renferme rien qui mérilâl la moindre censure ; que

(1) Sunt etiam in nebis qui timorem liabent, sed non secundùiii scientinni , statucnles diiiiora prœcepta quae non possit tiuniana coQditio susUnere. (/« Ps. 118, Serm. 5.)

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de plus le Pape a déclaré solennellement , dans le décret de béatification , qu'il n'y avait rien de répréhensible dans sa théologie. Il est peu d'auteurs assurément qui aient jamais passé par ce genre d'épreuve , ou du moins qui en soient sortis avec un tel témoignage. Nous dirons que Benoît XIV répondit à la dédicace du livre par un bref de félicitation, et lui prédit le succès universel qu'il a obtenu. Quand la théologie morale parut, elle fut accueillie avec un grand applaudissement , de la pari d'une foule d'évéques et de théologiens distingués. En Italie , en Espagne , en Allemagne , en France même , en un mot dans toute la chrétienté , elle est aujourd'hui très estimée et suivie par la plus grande partie des docteurs qui la connaissent. La sainteté de son auteur reconnue par l'Eglise , lui donne une autorité bien légitime auprès de tous ceux qui ont plus à cœur de marcher sur les traces des saints dans l'exercice du saint ministère , que de suivre des principes , ou piuîôt des opinions, qu'une secte qui n'a eu malheureusement que trop d'influence sur l'enseignement, s'est toujours plu à préconiser. Il est vrai qu'on n'est pas janséniste pour n'être pas partisan de la théologie de notre saint , mais il pourrait bien se faire que l'on se rapprochât , peutêtre sans s'en douter, de la morale du jansénisTne. C'esJt ainsi qu'il arrive que , dans certains pays , les sacremens sont abandonnés, et qu'ailleurs force y a quelquefois de suivre une aveugle routine, plu-

tôt que des principes reconnus impraticables. Nous en appelons ici à tous ceux qui ont l'expérience du ministère de la confession , et nous leur demandons si , à la place de la morale du cabinet ou de la routine du confessionnal , il ne vaudrait pas mieux avoir des principes invariables approuvés par la pratique de tous les saints , et que Ton pût suivre en toute rencontre avec fruit pour les âmes. C'est l'avantage que trouvent ceux qui s'attachent à l'enseignement de notre saint et aux décisions qu'il donne , décisions qu'il a ensuite revues avec le plus grand soin , et dont il a dit lui-même qu'il ne craignait pas qu'elles lui fussent imputées à péché au tribunal de Dieu.

Nous pourrions réunir une multitude de témoignages en faveur de la théologie du bienheureux Liguori , mais cela exigerait trop de longueur ; nous nous contenterons de dire que Benoit XIV avait la plus grande opinion du savoir de notre saint : consullé un jour sur une question délicate par le savant Jorio , ce grand Pape ne voulut pas décider, et répondit en propres termes : (c Vous avez votre n Liguori , consultez-le (1). » Aujourd'hui on s'attache beaucoup à Rome à répandre la tliéologie dont npus parlons , et nous savons que plusieurs ordres religieux l'ont expressément adoptée comoïe la base de l'enseignement de leurs corps cl de leur méthode de direction dans le sacré tribunal. Tout

(1) (i Voi avete il vostio Ligorio , consigHalevi con esso. t

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promet , avec le temps , un succès universel pour un ouvrage aussi recommandable. Assurément les prêtres qui s'y seront conformés auront lieu de bénir un jour l'inspiration qui fit écrire notre saint sur des matières aussi importantes , d'où dépend le salut de tant d'ames, et dont une connaissance exacte peut si fort contribuer au salut du confesseur luimême , bien qu'il ne soit pas coupable lorsqu'il s'égare avec des guides qu'il croit bons.

On place parmi les autres ouvrages de morale du bienheureux Liguori : 2.* V Apologie ou Dissertation critique apologétique de la théologie morale. Le titre dit assez ce qu'il en est de cet ouvrage ; il est dirigé contre certains contradicteurs qui s'élevèrent , mais non pas avec avantage , contre les principes établis dans la théologie morale.

3." V ffomo apostolicus. C'est un abrégé latin du grand ouvrage de théologie morale.

4.* Instruction pratique pour les confesseurs. C'est la traduction de Y Homo apostolicus.

5/ Abrégé de V Instruction pratique à l'usage des confesseurs.

6." Praxis confessarii on Pratique du Confesseur. C'est le complément de V Instruction pratique. Le bienheureux Alphonse y établit les quatre caractères , de père , de médecin , de docteur et déjuge, que doit avoir le confesseur , et il en fait dériver autant d'obligations correspondantes. Cet ouvrage a obtenu le plus grand succès et reçu les plus grands

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éloges. Le célèbre Zaccaria en parle de la manière la plus honorable. L'auleur en a donné lui-même la traduction en italien.

7.° Divers opuscules pour les curés et les confesseurs , en italien et en lalin.

8.* Instructio cafechetica ad populum in prœcepta decalogi ut rite serventur^ et Sacramenta ut rectè et utiliter recipiantur. Ce livre , que l'auteur a mis également en italien , est destiné , comme on le voit par son titre , à remédier à l'ignorance du peuple. Le saint y parle de ces rigoristes qui affectent une plus grande pureté de doctrine , et qui en rappelant sans cesse les premiers siècles de l'Eglise, chargent les fidèles d'un joug qui est au-dessus des forces humaines. « Ce n'est pas , dit-il , la doctrine » de l'Eglise qui se glorifie d'être mère et non ma- » râtre. Jansénius et les siens ont suscité cette ri-

» gueur Assurément leurs senlimens n'ont pas

)) été adoptés par les saints évêques que nous hono- » rons sur nos autels , ni par les saints ouvriers qui » ont sacrifié leur vie pour sauver les âmes. » Cet ouvrage vient d'être traduit en français (1)

Nous avons vu précédemment avec quel zèle notre bienheureux s'était élevé , pour la défense de la religion , contre les erreurs qui semblaient avoir débordé de tous côtés dans un siècle égaré par la triple impiété du jansénisme , du protestan-

(1) Chez Seguin aîné, à Avignon , 1827.

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tisme siirloul et du philosophisme. Il a publié l\ ce sujet plusieurs excellens livres qui forment la seconde classe de ses œuvres ; ce sont ses œutres dogmatiques.

1 .• Son premier ouvrage en ce genre a pour litre : Ouvrage dogmatique contre les prétendus réformés.

Le concile de Trente fournit comme le texte de cet ouvrage ; il n'y est traité que des articles de foi définis par le concile. On y lit une bonne réfutation de Fra. Paolo Sarpi ; il est terminé par un excellent morceau sur la nécessité d'un juge infaillible , en matière de foi. Cet ouvrage valut à notre saint les félicitations du pape Clément XIV à qui il fut dédié , et qui applaudissait de tout son cœur à un zèle aussi heureux pour éclairer et ramener les hérétiques. On admira généralement le succès avec leqiiel l'auteur avait pu , dans un âge aussi avancé, malgré tant d'infirmités et au milieu de tant d'autres soins ^ traiter un sujet aussi difificile.

2.° Histoire des Hérésies avec leurs réfutations^ ou Triofnphe de P Eglise , 3 vol. Nous avons parlé plus haut de cet important ouvrage , qui fut dédié au marquis Tannucci , premier ministre du roi de Naples. Le saint y passe en revue toutes les hérésies qui se sont élevées depuis rétablissement de l'Eglise , et les réfute en détail. Il finit son ouvrage par l'exposition et la réfutation des erreurs de Baïus, de Jansénius , de Molinos et de Berruyer.

3." Vérité de la foi contre les incrédules modernes , 2 vol. Le but principal de cet ouvrage est de prémunir et d'éclairer tant de jeunes gens séduiis par l'impiété du philosophisme français. Le saint disait qu'il lui avait coûté des sueurs de sang. Ce n'était dans sa bouche qu'une façon de parler pour exprimer qu'il lui avait fallu beaucoup de travail. Cet ouvrage renferme une réfutation particulière en forme d'apj^endice du livre de V Esprit d'Helvélius , ainsi que d'un autre de la Prédication ; on a estimé la Vérité de la Foi comme un livre trèssubstantiel et très-fort pour la défense du catholicisme. On y traite assez au long de l'autorité du Pape.

^.•^ Les Victoires des Martyrs. L'exemple des saints martyrs est mis sous les yeux du lecteur pour exciter sa foi et son courage contre l'envahissement des doctrines impies . Cet ouvrage renferme une mention assez étendue des martyrs des derniers temps , et surtout de ceux du Japon.

5.* Réflexions sur la vérité de la révélation divine. Notre saint avait publié , en 1756 , une dissertation contre les déistes ; il les avait encore combattus dans son livre de la Vérité de la Foi ; mais voyant les progrès d'une impiété toujours plus menaçante , il fit encore la dissertation dont nous venons de citer le litre , dans la vue de mettre à la portée de tout le monde les raisons qui viennent à l'appui de notre croyance , et afin de repousser les

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allnqucs par lesquelles on cherchait a ébranler la foi dansTesprit des peuples.

6." Conduite de la Providence pour le salut de l'homme par Jésus-Christ. Ce livre se fait remarquer par un ton de piété extrêmement touchant. Ce fut au sujet de cet ouvrage que monseigneur Cervone écrivait au Roi : « Quoique nous ayons une )î foule d'ouvrages ascétiques , cependant ceux de » monseigneur Liguori l'emportent sur tous à cause » de sa piété extraordinaire ; et cela , non-seule- » ment dans vos Etats , mais dans toute l'Italie. )> La Conduite de la Providence fut dédiée au pape Pie VI , qui répondit (1) : « Nous avons reçu avec » plaisir ces opuscules où brille avec la science sa- » crée un haut témoignage de cette piété qui vous » est propre... .. En abdiquant votre évêché, vous » n'avez pas cependant abdiqué la vigueur et les )) travaux d'un évêque. »

7." Notre saint était fort attaché , comme on a pu le voir dans l'histoire de sa vie , à l'autorité du Souverain Pontife. C'était à ses yeux un point capital pour la religion que la suprématie absolue du Pape comme juge des controverses : il protestait qu'il était prêt à défendre V infaillibilité du Pape au prix de son sang et jusqu'où la mort. On a de lui

(1) Perlibenler accepimiis opnscula in quibus piaeclaium pie-

tatis tua: studium cuiii saciâ doctrinâ conjunctum elucet

Episcopatu abdicato , nunquam tauien episcopalis animi vim et munus abjecisse vidcris.

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plusieurs écrits sur le Pape : une Réfutation de la déclaration de l' assemblée du clergé de France, en 1682 ; une autre Réfutation , ou Findiciœ . . . contra Febronium ; une Dissertation sur le droit de défendre les mauvais livres. C'est celle que Zaccaria appelle savante et forte. Il établit le droit de l'Eglise sur le point en question , et en même temps il détruit les prétextes d'après lesquels on s'autorise à lire de mauvais livres. Il défendit aussi , dans un autre écrit, les immunités de l'Eglise. Sans doute ce grand attachement de notre bienheureux au Saint Siège apostolique ne saurait être trop relevé pour l'édification du lecteur , puisque , d'après Benoît XIV , il faut compter parmi les signes d'une vertu héroïque la soumission et l'obéissance au chef de l'Eglise (de can. S. S. , lib. 3, cap. 23 , n. 4). Les ouvrages ascétiques du bienheureux Alphonse se font tous remarquer par une sorte de profusion des plus beaux et des plus tendres sentimens de piété. Le fond en est tiré des saints Pères et des meilleurs auteurs en ce genre. La bulle de béatification déclare « qu'il est admirable combien , par des » écrits très-multipliés , Alphonse a ramené de pé- » cheurs au bon chemin , et même en a fait entrer )) dans la voie de la perfection chrétienne (1). wEn effet , on ne saurait dire tout le bien qu'ont produit ses ouvrages de piété. Ils sont en trop grand

(1) Mirum qtiot dcvios ad recfam traniitem , ac eliam ad.

duisliaiiani perfecUonem multiplicibus sciiptis reduxeiiL.

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nombre pour qu'il soit possible d'en donner même une légère idée dans ce chapitre : nous ne parlerons que de quelques-uns.

1.' Messe et office négligés. Le bienheureux insiste sur la pureté de conscience et la dévotion extérieure avec laquelle il faut célébrer la messe : il montre quel est le genre d'obligation imposé aux prêtres , quant à la récitation de l'office.

2.' Traduction des Psaumes. On a beaucoup loué ce travail de notre saint : il est fait d'après les interprétations les plus généralement admises , et qui paraissent se rapprocher le plus de la Vulgale..

3.» Sermons pour les Dimanches. Le censeur de cet ouvrage félicita le roi de ce qu'il avait été composé dans ses Etats : il le croyait très-utile au bien du royaume par les effets qu'il ne pouvait manquer de produire , en assurant au peuple des instructions appropriées à ses besoins.. Ces sujets de sermons ont été traduits en allemand.

A.' La vraie épouse de Jésus-Christ. Cet ouvrage fut traduit en allemand : on le réimprima plusieurs fois dans celte langue aussi-bien qu'en italien ; on le regarde comme un recueil très substantiel de ce que l'auteur a dit sur la perfection religieuse dans ses divers écrits.

5." Préparation à la mort. On a pensé que ce livre était très-utile dans ces derniers temps , pour réveiller la foi au moment du terrible passage , aujourd'hui qjue taiit d'insensés voient approchée

la fin de la vie avec la stupide tranquillité de la brute.

6.* Pratique de V amour de Jésus-Christ. C'est de son lit de douleur que le saint exhalait les beaux senlimens qui respirent dans ce livre. Il présente les motifs de Famour que nous devons à Notre-Seigneur , motifs qu'il tire de considérations trés-pieuses sur la passion et sur l'institution de l'Eucharistie.

7.* p^isites au Saint Sacrement. Il est inutile de dire ce qu'il en est de cet ouvrage qui se trouve entre les mains de tout le monde. Du vivant de son auteur , on en a fait vingt-deux éditions à Naples et à Venise ; nombre d'éditions en ont paru aussi en France. La première traduction qui en a été faite dans notre langue est du P. Baudran , jésuite , auteur de VAme élevée à Dieu et de beaucoup d'autres ouvrages ascétiques. Les f^isites au Saint Sacrejnent ont encore été traduites en allemand et en latin.

8." Les gloires de Marie , 2 vol. Le premier volume , sous le nom de Paraphrase du Salve Regina , est un grand témoignage de la dévotion du bienheureux envers la Reine du Ciel ; et le second volume renferme des sujets de sermon en l'honneur des mystères de la sainte Vierge. L'ouvrage a été traduit en allemand et en français.

Nous regrettons bien sincèrement de ne pouvoir entretenir davantage notre lecteur des ouvrages du bienheureux Alphonse ; mais nous sommes for-

ces de rejeter en note , au bas de la page une foule d'autres écrits (1) qui auraient encore mieux dé-

fi) Réflexions utiles aux Evéques.

Règlement pour les Séminaires.

Lettre à un Hvèque sur les Missions,

Obligations des Evêques et des Curés.

Avis aux Curés (Guide des Ames. )

Avis aux Prêtres qui assistent les condamnés à mort.

Du Sacrifice de Jésus-Christ sur l'Autel 'Explications des Prières de la Mes- .e.)

Cérémonies de la Messe , Préparation , Action de Grâces.

Manière de prêcher.

Discours pour l'Avent, Noël, «te.

Avis aux jMissionnaires-

Du grand bien des Missions.

Lettre sur le choix d'un état , avec un discours- Avis aux Etudians.

Vie du Père Caffaro.

De la Perfection religîeuse.

Avis aux Novices sur la Vocation religieuse.

Venus d'une Religieuse.

Règlement pour une Religieuse.

Exhortation à une Communauté reli* Çicuse.

Règlement de vie pour tine personne du monde.

Maximes d'un Chrétien.

Avis pour tout état (Maximes tpirituelles.)

BègJement d'un Père.

Règlement d'un Chrétien.

Bu grand moyen de la Prière.

Oraison mentale.

Maximes étemelles (la Mort, etc.

Méditations pour huit joui's. )

Amour divin.

Traits de Teu.

Réflexions spirituelles.

Affections pour Jésus-Christ ( AspU rations à Jésus-Christ.)

Portrait des vertus.

Encouragemens pour les scrupuleua.

Conversation avec Dieu.

Volonté de Dieu ( Conseils de confiance. )

Manière d'entendre la Messe.

Fréquentation des Sacieinens.

Considérations sur la Passion, et Mé" ditations sur le même sujet.

Via Crucis.

Prières à Jésus-Christ ( Couronne des cinq Plaies , Couronne des sept Douleurs. )

Prières à Marie.

Réponse à un anonyme sur la Dévotion à la sainte Vierge.

Autre réfutation d'un ennemi de la Dévotion à la sainte Vierge.

Oissei'tatioD sur l'imiuaculée Coneeption.

Aeuvaine an Sacré-Cœur.

— à saint Joseph

— pour les Morts- Cantiques spirituels.

La fidélité des sujets envers Dieu est un sur garant de celle qu'ils ont pour leurs princes.

Dissertations théologico-morales sur le jugement particulier, le purgatoire, J'antechrist , les signes de la fin du monde , le jugement universel , l'état du monde après le jugement dernier, l'état des damnes , l'état des bienheureux.

Lettres du bienheureux Alphonse de Ujuori , plusieurs volumes.

N. B. Nous ne saurions garantir que tous les opuscules du bienheureux Alphonse se trouvent cités dans cette liste , quelque longue qu'elle soit. Nous avons sous nos yeux la plus grande partie de ses œuvres, mais nous ne connaissons pas précisément tout ce qui nous manque de cette nombreuse collection. Nous espérons que l'entreprise que l'on a commencée de traduire en français les ouvrages du bienheureux Liguori , nous ré^ élera bien des xichesses trop inconnues dans notre pavs.

494 VIE DU BIENHEUBEUX

montré le zèle , la piélé et la science d'un saint évêque «ligne imilaleur des plus grands docleurs de VEglise , et qui a rendu à la religion des services non moins signalés dans tous les genres.

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