‹ Vie du bienheureux - Alphonse RodriguesChapitre 114 sur 149 · SES INFIRMITÉS · texte numérisé non relu

SES INFIRMITÉS

presque entière à servir et à entendre des messes à l'église. Bientôt il ne lui fut plus possible d'y descendre , et il fut réduit à n'assister aux divins mystères que dans la chapelle domestique.

Lorsque le bon vieillard eut atteint l'âge de quatre-vingts ans , ses infirmités s'accrurent au point que le reste de sa vie ne fut plus qu'une douleur continuelle : ses pieds se gonflèrent prodigieusement ; les plaies de ses jambes s'agrandirent d'une manière effrayante, et un catarrhe opiniâtre ne lui laissa plus de relâche ni le jour ni la nuit ; souvent même on eût dit qu'il allait étouffer , tant les excès de la toux étaient violents. Comme si ce n'eût pas été assez de toutes ces souffrances , il fut encore attaqué d'une cruelle maladie qui lui fît endurer un long martyre. Au milieu de tant d'épreuves , Alphonse louait et bénissait sans cesse le Seigneur ; il ne perdait rien de sa sérénité, et faisait par son héroïque constance l'admiration de tous ceux qui l'approchaient ; s'il ouvrait la bouche, ce n'était pas pour demander à Dieu du soulagement , mais pour le prier de rendre sa croix encore plus pesante. Il obtint ce qu'il désirait ; car dans l'année 1617, qui fut la dernière de sa vie, des maux continuels d'estomac et des coliques affreuses vinrent se joindre

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