JÉSUS II MAHIR LB CONSOLENT
et i! prin les frères qui venaient le visiter de lui lire quelques passages des Psaumes de David ou des Soliloques de saint Augustin ; mais le tombât ne finissait pas , cl des scrupules que le démon lui jetait dans l'esprit aehevèrent de le réduire à l'état le plus pitoyable. Dieu voulait qu'au défaut du glaive des tyrans le feu de la tribulation éprouvât son serviteur , et en fît un martyr de la plus pure charité.
Pendant cinq mois entiers , !e saint religieux fut en proie à une espèce d'agonie plus cruelle que !a mort même. Le calme revint après une si longue tempête. Jésus et Marie ; environnés de lumière , lui apparurent ; ils s'entretinrent longtemps avec lui , et , lui ayant donné les plus tendres marques d'affection , ils ranimèrent à persévérer jusqu'à la fin sur la croix , lui assurant qu'elle lui était nécessaire , et l'avertissant qu'il n'y aurait plus pour lui que des souffrances ici-bas. Il est vrai que depuis celte époque, ces souffrances ne furent pas sans consolation ; à peine i! insoquail Jésus et Marie qu'il les voyait présents à ses côtés , et les grâces qu'il en recevait étaient proportionnées à ses maux corporels , qui allaient toujours croissant ; les démons n'osaient même plus s'approcher de lui depuis que la Reine du ciel, s'étant montrée avec un air de souveraine, leur avait ordonné impé-