ON LOI FAIT DM SERVICE SOLENNEL
et ils le déposèrent dans un caveau de la chapelle de la sainte Vierge à côté de l'autel ou se \ oyait le tableau de sa glorieuse assomption , la Reine du ciel ne permettant pas que les cendres de son serviteur reposassent ailleurs qu'auprès de son image.
Le vendredi on fit un service solennel , où le concoure fut prodigieux : le clergé séculier et régulier , le vice-roi , les corporations et tout ce qu'il y avait de plus distingué dans la ville y assistèrent en cérémonie ; il y avait autour du tombeau du Saint un grand nombre de flambeaux envoyés par des personnes de qualité. Le P. Torrens , qui avait été recteur et confesseur d'Alphonse , fît l'oraison funèbre : il parla une heure et demie , et on ne se lassait pas de l'entendre, chacun se rappelant, aux différentes circonstances de son récit , tout ce qu'il savait des vertus héroïques du saint homme.
Le Ciel n'avait pas attendu ce moment pour honorer par des miracles la mémoire d'Alphonse ; la nuit même où le Bienheureux passa à une meilleure vie, une dame de la ville , qui avait pour lui une singulière vénération , se trouva dans une inquiétude si étrange qu'elle ne put reposer : elle se leva et ouvrit une croisée qui donnait sur le collège ; elle fut bien surprise d'apercevoir sur le toit de cet édifice une