‹ Vie du bienheureux - Alphonse RodriguesChapitre 124 sur 149 · GDÉRISONS OPÉRÉES PAR LES MÉRITES · texte numérisé non relu

GDÉRISONS OPÉRÉES PAR LES MÉRITES

Pendant que la foule se pressait dans l'église autour du cercueil, il arriva un accident dont les circonstances parurent miraculeuses à tous ceux qui en furent témoins : on renversa un grand chandelier de cuivre qui portait un flambeau allumé ; le chandelier tomba sur la tête d'un homme qu'il terrassa , et le flambeau sur le visage d'un autre. Il n'y eut personne qui ne crût que le premier était resté sur le coup, et que le second avait au moins quelque marque de brûlure , ou quelque contusion au visage , mais tous les deux ayant invoqué en même temps le Bienheureux, ils ne se ressentirent nullement de ce qui était arrivé.

Plusieurs guérisons miraculeuses avaient précédé cet événement. Françoise Saura, veuve de Laurent Marti, avait un enfant de neuf mois, nommé Antoine , dont les yeux étaient tellement conformés qu'on n'y voyait point de prunelles. Il ne pouvait supporter la lumière , et si on l'y exposait il se mellait sur-le-champ les mains sur les yeux ; enfin , des larmes en coulaient continuellement sans qu'aucun remède eût pu apporter du soulagement à un mal qui avait commencé avec la vie du petit Antoine. Sa pauvre mère désolée , comme on le peut croire , n'eut d'espérance que dans les mérites d'Alphonse , qu'elle avait toujours regardé

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