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qui l'a suivi déclare clans son altestation que le malade était tourmenté par une (oux continuelle qu'on ne pouvait calmer par aucun moyen , et dont les quintes étaient si violentes qu'elle désolait tous ceux qui en étaient témoins ; elle était suivie d'une expectoration si abondante de matière purulente que dans les derniers temps de sa maladie surtout elle remplissait chaque jour au moins une cuvette. Cette toux devenait déchirante et même étouffante , quand le malade prenait une position horizontale , en sorte que pendant près de quatre mois il n'avait pu prendre un peu de repos que sur un fauteuil : s'il faisait effort pour se coucher, on était forcé de le lover sur-le-champ ; autrement il aurait péri suffoqué par la toux. Son appartement devait êlre toujours élevé à la température de dix-huit degrés. Enfin le peu de nourriture qu'il prenait , il la rejettaiî bientôt. Le médecin que j'ai laissé parler jusqu'ici ajoute que n obtenant un succès du tn le plus rationnel, Une
pouvait parler qu'un pronostic extrêmement fâcheux de cette maladie, et que d'ailleurs l'aspect et l'abondance des matières expectorées, évidemment purulentes , aussi bien que l'opiniâtreté d'une toux qui durait depuis plus d'un an , lui avait fait juger des l'abord que l'état du malide était incurable. Les choses en étaient là le lv2 janvier
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1856 , lorsqu'on reçut des supérieurs ecclésiastiques l'autorisation de solenniser au petit
séminaire la béatification d'Alphonse Rodriguez : déjà plusieurs neuvaines avaient été faites poor la guérison du malade ; le prince de Hohenlohe avait prié pour lui , mais sa position était toujours fa même ; sa faiblesse augmentait de jour en jour , et il lui prenait depuis quelque temps des convulsions nerveuses , accompagnées de suffocation , qui semblaient annoncer sa On prochaine. Le Supérieur de la maison , voyant tous les remèdes humains inutiles , au point que toute espèce de traitement élait suspendue , conçut une grande confiance que Dieu avait réservé au nouveau Bienheureux la gloire d'une cure si difficile , et sut communiquer ce sentiment au malade : ce dernier fit un vœu au frère Alphonse , et reçut une de ses reliques , qui , depuis ce moment , fut l'objet de sa vénération particulière. Dès lors il sentit une assurance intérieure qui était le gage de la grâce si ardemment sollicitée. La veille de la fête était venue. La nuit du 18 au 19 , le Supérieur dit au malade de ^e mettre au lit : il fut aussitôt saisi d'un violent accès qui dura près de trois heures ; il s'endormit enfin vers minuit , ce qu'il n'avait pu faire dans celle position depuis trois mois , et reposa tranquil-