‹ Vie du bienheureux - Alphonse RodriguesChapitre 38 sur 149 · IL MARCHAIT CONTINUELLEMENT · texte numérisé non relu

IL MARCHAIT CONTINUELLEMENT

sorte qu'elle éprouve clans ces communications une douceur incomparable. S'il lui survient quelque doute ou quelque peine , il a recours à Jésus et à Marie , et à l'instant une vive lumière dissipe toutes ses ténèbres. »

Alphonse manifestant un jour sa conscience au supérieur , lui déclara avec simplicité qu'il ne lui arrivait presque jamais d'être distrait de Dieu en conversant avec les hommes , et Ton sait de lui-même que cet exercice de la présence de Dieu s'étendait à toutes les puissances de son àme , sa mémoire lui mettant devant les yeux Jésus et Marie , >on intelligence se pénétrant tout entière de ce que la foi nous apprend de la présence de Dieu en tous lieux , sa volonté formant des affections continuelles d'amour ; et ce dernier moyen est le plus important, remarque-t-il , car on ne peut oublier ce que l'on aime. Aussi tout rappelait à Alphonse son Bienaimé : il lui suffisait de jeter les yeux sur une pieuse image pour entrer sur-le-champ dans les sentiments de la plus tendre dévotion envers l'objet qu'elle représentait.

On voyait sur la porte du collège une figure très-bien peinte du Sauveur , et on lisait au bas deux vers latins qui avertissaient de rapporter à la personne adorable du Verbe incarné le culte rendu à son image. Le divin Maître daigna

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