‹ Vie du bienheureux - Alphonse RodriguesChapitre 43 sur 149 · DEVIENT ENCORE PLUS PARFAITE · texte numérisé non relu

DEVIENT ENCORE PLUS PARFAITE

Tout ce que nous venons de dire est tiré des écrits du Bienheureux ; j'ai cru devoir transcrire fidèlement ses paroles dans une matière si relevée , et c'eût été manquer au respect dû aux Saints que de mettre les conceptions do l'homme à la place des pensées et des expressions que l'esprit de Dieu a dictées à Alphonse. Au milieu des ravissements et des goûts spirituels , on trouve partout les plus beaux sentiments d'humilité, de mortification et de mépris des choses passagères : il déclare qu'il perdrait de grand cœur mille vies , s'il les avait , pour aimer davantage son Dieu ; et après avoir dit que le Seigneur lui avait appris qu'avec la grâce un homme était capable de souffrir tontes les peines du monde , et même les tourments de l'enfer sans tomber dans le péché , il s'écrie : « 0 mon Dieu ! si je puis \ous servir plus parfaitement dans l'enfer que je ne fais ici , précipitez-moi dans ces brasiers ardents en me donnant votre grâce , parce que je ne veux que vous plaire et vous servir. » Et dans un autre endroit il rapporte cette prière qui lui échappait dans la ferveur de son oraison : « Mon Bien- Aimé , faites-moi une plaie d'amour , mais qui me cause de la douleur, afin que je souffre pour vous. 0 mon amour ! ne m'abandonnez pas, car je ne saurais vivre un moment sans vous : que

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