‹ Vie du bienheureux - Alphonse RodriguesChapitre 54 sur 149 · PLUSIEURS TRAITS DE SON OBÉISSANCE · texte numérisé non relu

PLUSIEURS TRAITS DE SON OBÉISSANCE

Dieu. Un jour le sacristain le pressant de descendre sans permission dans une tribune pour complaire à des étrangers de distinction qui demandaient à le voir , Alphonse répondit en élevant la voix : « C'est inutilement, mon frère, que vous insistez ; car quand le ciel et la terre s'uniraient ensemble , ils ne me feraient pas violer la moindre de mes régies. » Toutes les fois qu'il recevait un ordre , de quelque part qu'il vînt , il disait intérieurement à Dieu : « Oui , mon Seigneur , je vais accomplir fidèlement ce que vous me commandez : » et il se portait ensuite avec autant d'empressement à obéir que s'il avait eu la Majesté divine présente devant les yeux . et que le souverain Maître lui eût manifesté immédiatement sa volonté. Dès lors il ne calculait plus rien et ne songeait pas même aux difficultés , prenant les paroles du commandement dans toute l'étendue du sens qui se présentait à son esprit ; aussi disait-on communément dans la maison quelesSupérieurs devaient bien prendre garde à ce qu'ils lui ordonnaient, parce qu'Alphonse l'exécuterait à la lettre et sans la moindre omission ; et en effet il répétait souvent que commander avec prudence et discrétion , c'était le devoir du Supérieur ; mais qu'obéir avec ponctualité , c'était celui de l'inférieur. Voici quelques exemples

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