‹ Vie du bienheureux - Alphonse RodriguesChapitre 83 sur 149 · SA CHARITÉ · texte numérisé non relu

SA CHARITÉ

doit nommer le P. Antoine Cordèze, provincial d'Aragon, qui le reçut dans la compagnie de Jésus , et qui le regarda toujours comme un saint ; le P. Yuagnez , visiteur , qui avait le saint portier en telle vénération que lorsqu'il le voyait entrer dans sa chambre, il se levait et se tenait debout et découvert jusqu'à ce qu'il fût sorti , quoiqu'il prît un prétexte plausible pour colorer aux yeux d'Alphonse le motif qui le faisait asir ainsi ; le P. Laurent de Saint- Jean, provincial, qui avait résolu défaire parcourir à Alphonse les différentes maisons de la province pour leur proposer dans sa personne un modèle parfait de sainteté , et aurait exécuté ce projet , si les habitants de Majorque n'y eussent opposé les plus vives instances pour le retenir ; enfin , le P. Pierre Gil , Recteur du collège de Majorque, qui déposa dans l'instruction faite sur les vertus du bienheureux frère , et confirma par son serment le récit des choses admirables dont il avait été témoin.

Si les vertus solides et les dons de la grâce dont une âme est ornée intérieurement, sont aux veux des personnes spirituelles la mesure de sa sainteté , le peuple n'en juge d'ordinaire que par l'extérieur , et rien ne le frappe plus que la charité avec laquelle on s'emploie à soulager les besoins temporels du prochain ,

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