I DZ PLUSIEURS AUTRES GUER1S0NS
secrète du malade ; mais récitons auparavant cinq Pater et cinq Ave. La prière terminée , Alphonse fait le signe de la croix. Le charpentier, ayant bu , s'assit et s'endormit : à son réveil , il but de nouveau , et la fièvre le quitta si bien qu'il recouvra l'appétit à l'instant même, et qu'au bout de trois jours il avait repris toutes ses forces.
Un gentilhomme avait reçu dans une rencontre un coup d'arquebuse; les médecins et les chirurgiens , après avoir scrupuleusement visité la blessure, jugèrent qu'elle était mortelle; déjà même le malade avait reçu l'extrême-onction ; mais il regardait Alphonse comme un saint , et n'espérant plus sa guérison que de lui , il résolut de l'attirer dans sa maison ; il fit en conséquence demander un Père du collège, auquel il voulait, disail-il , communiquer les affaires de sa conscience, priant qu'on lui donnât Alphonse pour compagnon. Pendant que le gentilhomme parlait au Père , Alphonse qui priait pour sa guérison sentit dans son cœur une grande confiance qu'elle lui serait accordée. Comme il se retirait , le gentilhomme le pria de faire sur lui le signe de la croix ; mais l'humble Alphonse ne voulut pas y consentir. « Hé bien ! dit alors le malade, donnez-moi votre main. » Alphonse s'y refusait encore; mais le Père lui ordonna de faire ce