MIRACULEUSES
qu'on demandait. Le blessé , prenant la main du Bienheureux , la plaça sur l'endroit où il avait reçu le coup , et sur un de ses bras qui était si grièvement offensé, qu'il ne pouvait le mouvoir. A l'instant le malade se trouva mieux ; il put remuer les bras , et en quelques jours il fut parfaitement guéri , au grand étonnement des gens de l'art. Ce ne fut pas la seule grâce qu'il reçut en cette circonstance; mais regardant comme un avertissement du Ciel le danger qu'il avait couru , il réforma ce qu'il y avait eu jusque-là de moins réglé dans sa conduite, et vécut depuis cette époque de la manière la plus chrétienne. Un jour une femme tout en larmes se présenta à la porte du collège, tenant entre ses bras son fils en bas âge , qu'une fièvre opiniâtre avait réduit à la dernière extrémité. Le nom de cel enfant était Barthélemi Frias. La mère demande Alphonse , et , s'expliquant plutôt par ses gémissements que par ses supplications , elle lui montre le petit moribond. Alphonse lui donnait de bonnes paroles , cherchant à la fois et à la consoler et à s'en défaire : mais cette femme, qui ne se contentait pas de vagues espérances , le conjurait de faire cesser sa douleur, lui disant pour l'intéresser en sa faveur que son mari était le chirurgien du collège. « Que voulez-vous donc que je fasse pour vous? demande