Environ un centime
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presque rien pour l'entretien de la maison. Point de riz à cause de la sécheresse. Il faut donc presque tout acheter, et tout est cher. Voyez si vous êtes assez riche pour aider notre pauvreté. » Cette pauvreté, il n'en souffrait pas à cause de la gêne qu'elle pouvait lui faire éprouver, mais il y avait, autour de lui, tant de familles indigentes qui n'avaient guère d'autres ressources que les aumônes des missionnaires ! En digne fils de saint Vincent de Paul, il mettait l'assistance des pauvres au premier rang de ses devoirs et de ses préoccupations. Non seulement il se faisait une loi d'accueillir toujours avec bonté et de ne jamais renvoyer les mains vides ceux qui se présentaient à sa porte ; mais, s'il devait s'absenter en même temps que ses confrères, il aimait mieux confier tout son argent à un serviteur, manquât-il de prudence et de discernement, et s'exposer par là à quelques mécomptes, même à quelques reproches, plutôt que de laisser un moment les indigents sans secours. Un jour, M. Song revient à la résidence et trouve le modeste trésor de la mission aux mains d'un domestique qui n'avait que médiocrement justifié la confiance dont il avait été l'objet. Il en écrit aussitôt à M. Glet, qui lui répond : « Ma compassion pour les chrétiens pauvres m'avait seule déterminé à l'autoriser à faire quelques aumônes, de peur que les pauvres ne souffrissent trop de notre absence K » Au reste, autant il redoutait les privations pour les autres, autant il les acceptait volontiers pour lui-même. A l'entrée de l'hiver, M. Song lui avait envoyé une pelisse de fourrure. Il lui écrit sans retard : « Je commence par vous remercier de l'envoi qu e