‹ Vie du Bienheureux François-Régis CletChapitre 104 sur 144 · Ce témoin fut entendu dans la session du 17 avril · texte numérisé non relu

Ce témoin fut entendu dans la session du 17 avril

prière spéciale, de lui accorder la faveur et la grâce d'endurer le martyre. Il fut exaucé : un événement qui tenait du prodige et qui survint, en 1818, à Pékin, amena un redoublement de persécution dans l'empire et fut la cause première de la captivité et de la mort de M. Clet. Le fait a été raconté, peu d'années après, par des missionnaires qui l'avaient pu observer euxmêmes, qui tout au moins le savaient d'original : leur récit se trouve dans l'un des premiers bulletins de l'Œuvre de la Propagation de la Foi, auquel nous l'empruntons ^ :

«Le 14 mai 1818, un phénomène extraordinaire jeta l'épouvante dans le palais impérial de Pékin. Entre cinq et six heures du soir, des ténèbres épaisses se répandirent tout à coup sur la capitale et ses environs; elles étaient accompagnées d'un vent violent du sud-est et d'une pluie abondante. Un chrétien de Pékin, qui avait été témoin de ce phénomène, raconta à Macao que ces ténèbres furent deux fois interrompues par des intervalles pendant lesquels le ciel était tout rouge et l'atmosphère infecte ; que de fréquents coups de tonnerre ajoutaient à l'horreur d'un tel spectacle, et que l'air ne redevint serein qu'après la troisième obscurité. L'empereur, effrayé, consulta les magiciens, les devins, les lettrés pour connaître la cause d'un événement si extraordinaire. Tous confessèrent leur ignorance. Quelques-uns l'attribuèrent aux enchantements des chrétiens. Dès le lendemain (i5 mai), l'empereur publia, à l'occasion de ce phénomène, plusieurs décrets. L'un de

I. Annales de l'Association de la Propagation de la Foi,t.'l^^, n^ô, août 1825, p. 21 et sq.

ces décrets commence ainsi : « Hier, à cinq heures « trois quarts après midi, un vent violent s'éleva du « côté du sud-est; il était accompagné de pluie et causa « des ténèbres si épaisses que, dans l'intérieur des « maisons, avec des lampes allumées, les hommes avaient « peine à se reconnaître les uns les autres. La frayeur « que nous a causée un phénomène si étrange ne nous « a pas permis de prendre aucun repos la nuit sui- « vante. Nous l'avons employée à examiner avec le « plus grand soin pour quel motif le Ciel a voulu nous « effrayer par un tel prodige ; car, selon la doctrine « des anciens, les ténèbres causées par le vent présagent « communément quelque grand malheur, quelque fléau « du Ciel. » L'empereur s'interroge ensuite lui-même et se demande s'il ne se serait point rendu coupable de quelque faute ou de quelque négligence dans le gouvernement de ses États; si ses mandarins n'ont point, à son insu, commis des malversations ou fait couler le sang innocent. Il ordonne à ceux de ses sujets qui lui sont dévoués, et sur qui le prodige a fait une impression religieuse, de lui découvrir avec un cœur droit et exempt de passion les fautes commises par lui ou par ses mandarins, qui pourraient être venues à leur connaissance, afin qu'il puisse réformer ■les abus et punir ceux qui causent du dommage aux particuliers et à l'État. Il déclare ceux qui lui feront de semblables dénonciations dignes du titre de sujets fidèles, sincèrement dévoués au bien de l'État. Quant à ceux qui feraient des dénonciations fausses, ils commettraient un crime énorme et feraient une injure atroce à la majesté impériale. « Les accusations calom-

« nieuses, dit-il, causent la ruine et la mort d'une « foule d'innocents; elles seules sont capables de pro- « voquer un signe aussi effrayant que celui qu'on a vu. « Le vent, continue-t-il, ayant soufflé du sud-est, c'est «un signe assez vraisemblable qu'il s'est commis de « ce côté-là quelque grand crime, que les mandarins, « par négligence à s'acquitter de leurs devoirs, ont « ignoré, et qui allume le courroux du Ciel. » L'empereur termine ce décret en enjoignant à tous ses mandarins fidèles d'examiner leur conscience, de se corriger de leurs fautes et de s^acquitter exactement de leurs fonctions, pour se conformer à sa. volonté et au désir qu'il a, lui, empereur, de pratiquer la vertu et de détourner les calamités de dessus son empire. »

Comme il était trop facile de le prévoir, on s'en prit aux chrétiens des sinistres présages qui avaient si fort épouvanté Kia-king et sa cour, et l'on crut que le meilleur moyen de conjurer les catastrophes qui menaçaient l'empire était de ranimer la persécution à peine éteinte. L'une des premières provinces où elle se déchaîna fut, cette fois, le Hou-kouang. La dénonciation calomnieuse d'un païen contre un chrétien, son ennemi de vieille date, fut cause que ce nouvel orage, qui commençait à planer sur toutes les chrétientés de la Chine, éclata tout à coup au milieu du troupeau de M. Clet. M. Chen fut arrêté, au commencement de 1819, non loin de Kou-tching; durant quelques jours, M. Clet . put échapper aux recherches de ses ennemis, en se cachant dans les antres et dans les forêts des environs; il était même parvenu à s'éloigner du Hou-kouang et pouvait se croire en sûreté, dans une famille chrétienne

de la province du Ho-nan, lorsque, trahi et dénoncé par un apostat, il fut pris, le i6 juin de la même année. Lui-même avait exposé en détail l'origine et les débuts de cette persécution et raconté les circonstances de son arrestation dans un écrit qu'il avait communiqué à M. Lamiot. Il le lui redemanda, dans les derniers jours de sa détention, à Ou-tchang-fou, et on ne le retrouva plus après sa mort. On sait que saint Vincent de Paul, sentant sa fin approcher, aurait voulu ravoir, pour les détruire, plusieurs de ses lettres qu'il jugeait de nature à lui faire honneur devant la postérité, notamment celle qui contenait l'unique témoignage qui existât au monde de son séjour à Tunis et de sa captivité en Barbarie K L'humilité de M. Glet s'inspirait de celle de son bienheureux Père, et, en cette circonstance, sut mieux parvenir à ses fins. Heureusement, il nous reste de lui trois lettres qui peuvent en partie suppléer à la relation détaillée que nous avons perdue. La première est adressée à M. Lamiot et date de l'époque où le Vénérable était réfugié chez ces chrétiens du Ho-nan 2. Nous en avons déjà cité quelques lignes, où il parle de la perte récente de M. Dumazel, « sa première croix», ainsi qu'il le disait, dans ces douloureuses épreuves :

« Notre seconde croix, ajoute-t-il, est la capture de M. Chen. Il a été vendu par un nouveau Judas, vingt

1. Voir Lettres de saint Vincent de Paul, t. I, p. i, note i.

2. Les deux autres lettres, auxquelles nous faisons allusion, ont été adressées par le Vénérable, de sa prison de Ou-tchang-fou, dans le courant de 1820, la première à M. Richenet, la seconde à M. Marchinij procureur de la Propagande à Macao. Elles sont citées dans la Notice sur le vénérable Clet, p. 541 et sq.

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mille deniers, à quelques prétoriens et à quelques mauvais garnements dont la Chine abonde, connus sous le nom de Houo-hoei i. Il a été conduit à Kou-tching ; de là, envoyé à Ou-tchang-fou, avec quinze ou dix-huit chrétiens pris à peu près dans le même temps. Son sort n'est pas encore défini. Voici l'origine de la persécution que nous venons d'essuyer et qui a commencé dans les premiers jours de la première lune de la présente année. Un [païen, connu de tous pour mauvais garnement, qui m'accusa, il y a huit ans, et qui ne reçut pour récompense qu'une vingtaine de soufflets, a pris, cette année, une voie plus efficace. Il a brûlé sa maison, et il en accusé pour auteurs deux familles à mon instigation. Il en a même accusé M. Ho et M. Ngay ^ ,

1. Ce n'estpas lamoinscurieusedes associations delà Chine, quecelledes Hoiio-hoeiou des Pompiers. Voici ce qu'en dit le P. Lehoucq, Associations de la Chine, -p- i25 et sq.: « Le corps des pompiers, en Europe, est le symbole du dévouement... En Chine aussi, l'idée qui, il y a tantôt trois mille quatre cents ans, présida à l'institution de cette société, fut, sans aucun doute, une idée philanthropique... Dans le principe, cette association ne se recrutait que parmi les hommes d'une conduite et d'une honorabilité reconnues... Aujourd'hui, les Pompiers, infidèles aux nobles traditions de leurs prédécesseurs, ne sont plus guère que des maraudeurs déguisés... Un riche banquier, qui perdit, il y a trois ans, et sa maison et sa fortune, me disait, quelques jours après l'incendie qui l'avait ruiné : « Quel « malheur pour moi d'avoir fait le commerce dans un bourg doté d'une « compagnie de Pompiers ! Partout ailleurs, ma m.aison aurait pu être a brûlée, mais au moins mon argent et mon mobilier n'auraient pas été « volés. » Il est peu de villes, peu de centres de com.merce qui ne comptent deux ou trois cents Pompiers. La trop fameuse cité deTien-tsin, à elle seule, en possède quelque cinq mille, tous recrutés dans les basfonds de la société. Les Pompiers de Tien-tsin ont la réputation, bien méritée, je crois, d'allumer plus d'incendies qu'ils n'en éteignent... L'opinion publique leur attribue un grand rôle dans les incendies et les massacres du 21 juin 1870. »

2. M. Stanislas Ngay, dont il a été question déjà dans deux des notes précédentes de ce chapitre, était le dix-huitième élève du séminaire interne

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Ce dernier, dès les premiers jours, a fui, sans mot dire, dans le Chang-tsin-hien. Cette absurde calomnie a pris créance au prétoire. La capture de M. Chen, qui a eu lieu peu de jours après, a envenimé l'affaire. Le mandarin civil a envoyé plus de vingt prétoriens à notre petite résidence, un jour de dimanche, à l'époque de la célébration de la fête. M. Ho était seul au logis : on l'a fait bien vite évader. Les prétoriens ont dévasté notre maison, brisé malles et buffets, ont pris tout ce qui leur a plu, et s'en sont retournés. Cette persécution, toutefois, n'aurait pas eu de grandes suites, si le mandarin civil se fût seul mêlé de cette affaire ; mais le mandarin militaire a voulu y prendre part, quoique ce ne fût pas une chose de sa compétence. Il a envoyé à diverses reprises deux ou trois cents soldats chercher l'Européen : il a mis ma tête à prix, et a promis trois mille taëls et le bouton ^ à celui qui me prendrait. L'avidité d'un gain si considérable a mis en activité les prétoriens, les soldats, les Hoiio-hoei^ les païens du voisinage et même quelques mauvais chrétiens se sont mis à scruter les maisons, les chaumières, les grottes, les cavernes et tous les souterrains connus. Cette perquisition scrupuleuse a duré presque un mois ; mais non est sapien-

de Pékin ; il fut ordonné prêtre en 1817. C'est la première fois qu'il soit question de lui dans les lettres qui nous sont restées du Vénérable. Il est probable qu'il venait d'arriver au Hou-kouang; il ne dut vivre que quelques mois avec M. Clet. Nous savons qu'il mourut au Ho-nan, en 1849, à l'âge de 65 ans. — Voir un bel éloge de ce missionnaire, dans les Annales de la Congrégation de la Mission, t. XVI^ p. 407 et sq.

I. On sait que le signe particulier du mandarinat est un bouton, qui se porte au sommet du bonnet officiel et qui, par sa couleur, sa dimension, sa matière plus ou moins précieuse, indique le grade hiérarchique de son possesseur.

tia^ non est prudentia contra Deum i. M. Ho et moi avons parcouru je ne sais combien d'antres et de cavernes, qui n'étaient visitées que lorsque nous étions sortis pour aller dans un lieu plus sûr. Je ne puis ne pas reconnaître et ne pas admirer l'influence de la divine Providence qui, sans miracle, nous a fait équivalemment avertir de sortir au plus tôt d'une caverne souterraine, profonde de dix pieds, où on me croyait bien en sûreté. Il y avait onze jours que j'y habitais, lorsqu'au soleil couchant, mon compagnon d'ermitage grimpa jusqu'à un petit trou par où on pouvait voir sur la route. Dans cet instant, il entendit un passant qui dit à haute voix : « Dans cette caverne, il y a quelqu'un de caché ; car la pierre qui en bouche l'entrée est nette. » Nous regardâmes ces paroles comme un avis du Ciel. Nous devions y demeurer encore un ou deux jours ; mais, dès que la nuit close fut venue, nous nous hâtâmes d'émigrer, et, dès le lendemain matin, la caverne fut visitée par un tousse^, accompagné de deux païens. Délivré par l'aimable Providence d'un péril si imminent, je l'en ai remerciée du mieux que j'ai pu, et, plein de confiance en Dieu, j'ai employé sans crainte deux nuits, pour sortir d'un pays où je ne pouvais plus demeurer sans témérité, et me suis embarqué pour me rendre dans le Ho-nan, d'où j'ai l'honneur de vous écrire ^

1. a II n'y a point de sagesse, il n'y a point de prudence contre le Seigneur. B Prov., XXI, 3o.

2. Mandarin d'armes, dont le grade correspond à peu près à celui de major dans l'armée française.

3. Dans sa lettre à M. Richenet, dont nous parlons plus haut, le Vénérable résume ainsi les faits dont nous venons de lire le récit détaillé : « Un païen, pour se venger d'un chrétien qu'il haïssait, a brûlé lui-même

Les soldats envoyés dans nos montagnes se sont comportés en vrais brigands, dévastant les maisons, brisant les meubles, et volant poules, cochons et tout ce qu'on n'avait pu soustraire à leur rapine; arrêtant tous les hommes qu'ils rencontraient ou les dépouillant de leurs habits et les renvoyant. Plusieurs familles, saisies de je ne sais quelle terreur diabolique, ont affiché la tablette païenne : plusieurs autres ont été forcées par les païens à l'arborer, et n'osent la déchirer, de peur de nouvelles vexations. Ces chrétiens, équivalemment apostats, ont néanmoins déboursé bien des deniers,'tandis que la plupart des familles demeurées fidèles n'ont pas donné une obole, excepté ce qu'ils avaient ensemble concerté de donner aux prétoriens pour éviter leurs visites : ce qui, toutefois, n'a servi de rien, à cause de la cruelle visite des soldats. Nous avons à peu près tout perdu. Nous n'avons fui qu'avec les habits que nous avions sur le corps ; ma malle de messe a été prise, et celle de M. Chen : nos livres chinois ont presque tous été portés au prétoire. »

sa maison, et est allé l'accuser d'avoir commis ce crime à mon instigation. Cette accusation d'incendiaire est tombée, mais le mandarin civil et le mandarin militaire, ce dernier surtout, se sont mis à la recherche de l'Européen. Trois ou quatre cents hommes, soldats, prétoriens, païens, ont envahi nos montagnes, alléchés par une promesse de mille taëls faite à celui qui méprendrait; ils ont visité toutes les cavernes et tous les antres; mais ils n'y arrivaient que quand j'en étais sorti pour m'abriter ailleurs. Une fois surtout, il y avait onze jours que j'étais dans une caverne profonde de dix pieds, lorsque, sur le soir, un passant dit à son compagnon : « La pierre de cette ouverture a été dérangée, il y a peutêtre là quelqu'un de caché. » Cette parole nous parut une voix du Ciel, nous sortîmes de notre retraite, et le lendemain elle fut visitée, mais sans résultat. Enfin, las de parcourir les grottes dont plusieurs étaient périlleuses, je pris la fuite la nuit, et me rendis au Ho-nan... »

— 3i4 — Dans son dénûment, le Vénérable fait appel à la charité de M. Lamiot. Il ne voudrait pas demeurer à la charge de ses hôtes ; surtout il ne voudrait pas rester inactif dans sa retraite, et, puisqu'il ne peut espérer de revoir de longtemps sa résidence du Hou-kouang, son dessein serait de se mettre au plus vite au travail, dans la province où il se trouve, et d'administrer jusqu'à nouvel ordre les chrétientés du Ho-nan:

<c En attendant que je puisse retourner à nos montagnes de Kou-tching, dit-il, j'entreprends l'administration du Ho-nan. Ma santé se soutient, malgré nos traverses et mon âge plus que septuagénaire. Je ne désire rien des choses d'ici-bas, qu'une bonne montre: de celles que vous nous envoyâtes, il y a plus de deux ans, il n'y en avait qu'une de passable. Les autres avançaient d'une et ensuite de deux heures par jour : ensuite toutes ont été saisies d'une fièvre intermittente qui les a conduites à la mort. Si vous avez donc quelque chose de bon en genre de montre, je vous prie de me l'envoyer, et ensuite de l'argent... Nous sommes plus que pauvres, puisque nous en sommes à l'emprunt... Voyez donc si et comment vous pouvez nous secourir. Dans le brigandage, je ne sais ce qu'est devenue l'eau baptismale. En conséquence, je prie humblement, par votre canal, Mgr de Nankin ^ de nous envoyer des saintes Huiles... »

Quoi de plus touchant que ces" lignes, écrites par un vieillard infirme, à peine échappé des mains de ses per-

I. La mission du Ho-nan relevait de l'évêque de Nankin, de même que celle du Hou-kouang était sous la juridiction du vicaire apostolique du Chan-si.

sécuteurs et sur le point d'y retomber, qui ne songe qu'à travailler encore durant les quelques jours de liberté et de vie qui peuvent lui rester, et qui n'a rien perdu de son aimable humeur et de son bon sourire, au milieu de tant d'épreuves et en face de tant de périls? Il ne pouvait, en effet, se faire illusion sur l'avenir, ni se croire tout à fait hors de danger. Il semble même qu'il ait eu, un moment, la pensée de s'éloigner de la maison qui lui servait d'abri et où il ne se sentait pas assez à couvert de toute surprise. « Ma capture, écrivait-il, l'année suivante, à un missionnaire de Macao i, est due à l'imprudence d'une famille qui, pendant mon séjour chez elle, m'assurait toujours qu'il n'y avait rien à craindre ; sa sécurité a fait la mienne. » Bien plus, il paraît que le Ciel lui avait fait clairement connaître d'avance le sort qui l'attendait : « Le jour même où il fut pris, dit le bienheureux Perboyre dans une lettre qu'il écrivait en iSSy 2, de l'endroit où M. Clet avait été arrêté, le jour même où il fut pris, avant que dans tous les environs on eût la moindre nouvelle qu'on le poursuivait, il annonça à une personne qui vit encore que, ce jourlà, les satellites viendraient le prendre, ce qui donna à penser à cette personne que le Seigneur avait sans doute envoyé son ange pour l'en avertir. » A côté et à l'appui de ces lignes, dont l'auteur est si digne de foi, nous pouvons citer un certain nombre de dépositions,

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