‹ Vie du Bienheureux François-Régis CletChapitre 110 sur 144 · Lettre déjà citée, du 28 décembre · texte numérisé non relu

Lettre déjà citée, du 28 décembre

et des chrétientés qui souffrent par la persécution : ainsi Je ne dois paraître que comme le meurtrier de plusieurs âmes et comme un coupable de lèse-majesté divine, subissant ici-bas la peine qu'il mérite. Heureux si à ce titre je puis éviter les tourments éternels ! »

Dans une autre lettre, écrite vers le même temps, regardant son exécution comme imminente, il dit qu'il se prépare à mourir dans quinze ou vingt jours, et il ajoute : « Au surplus, en cas de mort, gardez-vous bien de me regarder comme martyr, mais comme coupable de lèse-majesté divine et meurtrier de plusieurs âmes, qui subit le supplice qu'il mérite; car mon imprudence m'a fait faire plusieurs aveux qui ont compromis le Pé-tang et deux ou trois chrétientés du Ho-nan, ce qui a occasionné bien des péchés dont je suis responsable devant Dieu. Je vous prie de bien faire remarquer cet article à ceux qui apprendront ma mort par vous ou par d'autres, afin de les tirer de leur erreur à mon égard. Heureux si par le supplice je puis expier mes péchés et trouver grâce M »

Après avoir lu de telles pages, comment s'empêcher de penser que, quand même — et nous ne le croyons pas — les aveux de M. Clet auraient été la cause directe, unique des épreuves de ce confrère, de ces chrétiens qu'il s'accuse d'avoir compromis par son imprudence, quand même — ■ et nous pouvons moins encore l'admettre — ces aveux lui auraient été arrachés dans un moment de faiblesse, la vivacité, l'humilité de son repentir surpasseraient et couvriraient sa faute, et que Dieu semblerait ne l'avoir permise qu'afin de nous mieux

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