‹ Vie du Bienheureux François-Régis CletChapitre 113 sur 144 · Dans sa lettre à M. Marchini · texte numérisé non relu

Dans sa lettre à M. Marchini

2. Psaume LXIII, 7 : « Ils ont recherché l'iniquité, et se sont fatigués inutilement dans cette recherche. »

n'oubliera pas ceux de ses enfants qui sont restés dans les montagnes de Kou-tching et que la persécution a réduits à la plus affreuse misère. « Toutes leurs maisons, écrit le Vénérable ^, ont été ravagées, dévastées, pillées avec une fureur inconcevable; on ne leur a laissé, pour ainsi dire, que les yeux pour pleurer. » Ne pouvant leur venir directement en aide, il essaye, du moins, d'intéresser lé Ciel en leur faveur. Il jeûne, il prie pour l'heureuse issue d'un procès où ils s'étaient engagés sans le consulter, dont il les aurait peut-être détournés, mais qui, une fois commencé, devait suivre son cours et ne pouvait plus que leur faire obtenir les satisfactions qu'ils demandaient ou consommer leur ruine ^ : « Nos chrétiens des montagnes, dit-il lui-même, à l'instigation d'un mandarin voisin, indigné des atrocités commises contre eux, ont accusé le chef des prétoriens, auteur de ces brigandages, et ses adhérents au tribunal des crimes, dont le chef a titre de Ngan-tcha-ssée ^. Ce procès au criminel, qui d'abord semblait devoir se perdre, commence à prendre une bonne tournure par la faveur de quelques mandarins indignés; et ce chef des prétoriens, qui auparavant allait la tête levée, commence à craindre pour sa peau. Il a osé proposer un accommodement frauduleux ; mais le mandarin l'a rejeté

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