Procès instruit au Ho-nan, session du 21 avril
2. Lettre de M. Lamiot à M. Richenet, écrite de Macao, le 25 juillet 1820.
3. « Audivi quod venerabilis servus Dei^ quandode carcere ad supplicii locum raptus fuit, magnam hilaritemin vultu ostendebat. Prius benedixit christianos sui carceris socios et hortatus fuit eos ut non pro eo tristarentur, sed potius laetentur pro beneficio accepto mori pro Christo : Debetis, eis inquit, semper essefervidi in Dei servitio et niinqiiam fldem deserere. » Déposition d'un témoin cité dans le Procès instruit au Hou-pé session du 7 juillet 1869.
reaux^ Il fut alors attaché au gibet avec des cordes qui, partant de son cou, lui liaient les mains derrière le dos et serraient ses pieds l'un contre l'autre. Le malheureux, qui subit en Chine le supplice de la strangulation, ne meurt qu'après une longue et cruelle agonie. Les bourreaux ne l'achèvent pas du premier coup, mais lui rendent à trois reprises la respiration, de manière à lui faire éprouver, trois fois de suite, toutes les horreurs de la mort. On avait promis une récompense aux bourreaux de M. Glet, qui s'étaient engagés à le faire souffrir le moins possible. Lorsqu'ils vinrent chercher leur argent, ils dirent qu'ils ne lui avaient pas rendu la respiration et qu'ils avaient pu le faire mourir du premier coup, contre l'usage et contre les ordres qu'ils avaient reçus, la neige et la boue qui entouraient le gibet ayant tenu les mandarins à distance. On eut depuis la preuve certaine du contraire^, et l'on sut même qu'à la première pression la corde avait cassé. Ce que l'on apprit aussi , c'est qu'au milieu de ces affreuses tortures, le visage du martyr était radieux et comme