‹ Vie du Bienheureux François-Régis CletChapitre 122 sur 144 · Ou Montagne- Rouge · texte numérisé non relu

Ou Montagne- Rouge

qu'en iSôg. C'est là que, vingt ans avant cette date, il dut recevoir souvent la visite de celui que ses exemples avaient attiré en Chine et qui sut marcher si bien sur ses traces. Nous avons déjà parlé de la tendre et religieuse vénération du bienheureux Jean-Gabriel Perboyre pour M. Clet, de la sainte émulation qu'il ressentait au souvenir d'une si belle vie et d'une si admirable mort. Ces reliques, envoyées à Paris par M. Lamiot, il les avait fréquemment arrosées de ses larmes, à l'époque où, recueillant une première fois déjà la succession du Vénérable, il se trouvait chargé de la direction du noviciat de la maison-mère. Un jour, il avait réuni les séminaristes dans la salle des conférences ; leur montrant alors ces précieux objets : « Voici, leur dit-il, le visage tout enflammé et avec une animation qui trahissait le surnaturel enthousiasme dont il était saisi, voici l'habit d'un martyr, voici l'habit de M. Clet, voici la corde avec laquelle il a été étranglé. Quel bonheur pour nous si nous avions un jour le même sort! » Puis, il leur faisait remarquer les taches de sang, répandues sur les vêtements, et qui les décoraient comme autant de pierres précieuses i. Dès son arrivée en Chine, où il a pu voir et entendre des chrétiens qui avaient connu M. Clet, des prêtres qui avaient travaillé sous sa conduite, et qui tous parlaient de lui « avec la plus grande vénération = », l'un de ses plus vifs désirs est d'aller s'agenouiller sur la tombe de son illustre devancier. Au mois d'avril i836, il se trouvait dans la ville de Hankeou, aux portes de Ou-tchang-fou. Ces lieux lui pa-

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