Ibid., p
raissaient tout remplis du souvenir de M. Glet : « Oh! que je souhaitais ardemment, écrivait-il à quelque temps de là, d'aller faire mon pèlerinage à son tombeau, qui n'est qu'à deux petites lieues de la maison où je logeais! mais il fut jugé plus prudent de le remettre à une époque plus éloignée ». » M. Perboyre ne devait pas tarder, d'ailleurs, à venir prendre possession d'une des tombes voisines de celle de M. Glet. Au mois de septembre 1840, après avoir évangélisé les mêmes chrétientés que lui, après avoir enduré la même mort dans le même lieu, il vint le rejoindre au cimetière de la Montagne-Rouge, et y fut enterré à son tour, mais sur le versant septentrional. Ce champ de repos, oii les chrétiens du pays avaient espéré les voir demeurer toujours, les deux serviteurs de Dieu le quittèrent presque en même temps, M. Perboyre au milieu de l'année i858, M. Glet au mois de mai 1869. Seize ans auparavant, le 9 juillet 1843, ils avaient été ensemble déclarés vénérables par un décret de Grégoire XVI 2. Depuis lors, les supérieurs de la Gongrégation de la Mission désiraient à juste titre que l'on ramenât au chef-lieu de la Compagnie les corps des deux glorieux martyrs. La reconnaissance et l'exhumation de celui du bienheureux Perboyre furent terminées le 22 mai i858. L'année suivante, presque à pareille date, après quelques retards causés par la recherche des témoins que l'on voulait entendre, après quelque hésitation sur l'emplacement exact de la tombe du vénérable Glet, l'authenticité de ses restes fut constatée