‹ Vie du Bienheureux François-Régis CletChapitre 126 sur 144 · On y lit cette simple inscription · texte numérisé non relu

On y lit cette simple inscription

repose le corps

DU VÉNÉRABLE FrANÇOIS-RÉGIS

Clet.

2. Dans le bref qui proclame Bienheureux le serviteur de Dieu Jean- Gabriel Perboyre, et où on lit à propos de l'émission de ses vœux ; « Idque evenit eo ipso anno, quo Ven. Franciscus Clet, illustri facto martyrio apud Sinas, primam honoris palmam Joanni-Gabrieli praeripuit. » ( Vie du bienheureux Jean-Gabriel Perboyre, p. 440 et 465.)

portant à Ja fois sur la vie et les vertus des deux serviteurs de Dieu, ont mis en lumière l'égale réputation de sainteté dont ils jouissaient dans les lieux qui furent le théâtre de leurs travaux et de leur mort. Le Saint-Siège, après avoir élevé Jean-Gabriel sur les autels, a repris depuis peu l'examen de la cause du vénérable Clet et la Congrégation des Rites instruit activement son procès. Souhaitons qu'il aboutisse prochainement à la glorification de notre martyr, et que ses ossements sortent de l'obscurité où ils sont encore ensevelis, pour être publiquement exposés à la vénération et aux hommages des fidèles. Nous avons entendu tout à l'heure les pieux chrétiens de la Chine déplorer qu'on leur enlevât ces reliques précieuses, dont la présence entretenait parmi eux le salutaire souvenir des exemples d'une si belle vie ; ne peut-on pas dire que les leçons qui en découlent nous seront plus utiles et profiteront à un plus grand nombre d'âmes lorsque l'auréole des Bienheureux entourera le nom de notre missionnaire et fera briller aux yeux de tous l'éclat de ses vertus ? Et quelles vertus que celles du vénérable Clet! Qu'il nous soit permis, avant de poser la plume, d'essayer de les rappeler et de les définir, et, en rassemblant quelques-uns des traits épars dans les pages qui précèdent, d'offrir comme un dernier crayon de la physionomie de celui dont nous venons de raconter la vie.

« Nous savons que le serviteur de Dieu possédait à un degré héroïque les vertus théologales et les vertus cardinales », telle est la réponse que faisaient à l'une des principales questions qui leur étaient adressées, ces chrétiens du Ho-nan et du Hou-pé^ appelés à déposer

comme témoins dans le Procès du Vénérable *. Ses paroles comme ses actes, ses lettres comme sa conduite, confirment la déclaration de ces hommes simples et pieux, au milieu desquels il avait passé trente années de son existence. Il était bien ce juste, loué par l'Écriture, et qui vit de la Foi ^. Rouvrons un instant sa correspondance : les sentiments qu'il exprime, les conseils qu'il donne, les déterminations, les projets qu'il annonce, tout y respire l'esprit, la sagesse de l'Évangile, tout y est comme éclairé de ce jour surnaturel de Dieu, dont parle saint PauP. Rappelons-nous ces lignes qu'à la veille de son départ pour la Chine, il écrivait à sa sa sœur: « Je crois que la Providence a parlé, je dois obéir à ses ordres. Dieu le veut, voilà ma devise. » Oui, voilà sa devise, et ce cri de guerre des anciens preux, qui était en même temps le cri de leur foi, ne sied-il pas bien aux lèvres de ce prêtre, de cet apôtre, de ce martyr, dont toutes les pensées et toutes les démarches, dont la vie et la mort ont été, pour lui emprunter ses propres expressions, « marquées au coin de la volonté divine* ? « Mais il est d'autres ancêtres dont le Vénérable pourrait aussi se réclamer; ce sont toutes ces grandes âmes, que l'apôtre a si magnifiquement glorifiées dans une page célèbre et qui, voyant de leurs yeux illuminés par la foi le Dieu invisible ^, se sont dévouées, pour lui obéir, à l'exil, aux

1. Voir notamment le procès-verbal (manuscrit) de la session du 6 juillet 1869.

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