‹ Vie du Bienheureux François-Régis CletChapitre 127 sur 144 · Cor., IV · texte numérisé non relu

Cor., IV

4. Dans la même lettre à sa sœur Marie-Thésèse, du 2 avril 1791.

5. Invisibilem enim tanqiiam videns sustinuit, Hebr., xi, 27.

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opprobres et à tous les tourments. Comme eux, n'a-t-il pas quitté la terre de sa naissance * ; n'a-t-il pas erré, à travers les montagnes, dans les antres et dans les cavernes ^ ; n'a-t-il pas porté les chaînes et habité les prisons ^ ?

Pour le soutenir dans le cours d'une longue carrière, toute semée d'épreuves et de tribulations, l'espérance venait en aide à la foi : une espérance qui faisait qu'à ses yeux tout disparaissait devant la grande, l'unique affaire du salut et qu^il comptait pour rien les sacrifices de l'heure présente, les souffrances de l'exil, s'élevant sans cesse par la pensée et vivant déjà, pour ainsi dire, par avance au milieu des joies immenses et impérissables de la patrie. Il va s'éloigner pour toujours de sa famille : « Si nous ne nous revoyons pas ici-bas, écrit-il à sa sœur Marie-Thérèse, nous n'aurons que plus de joie de nous revoir au Paradis. » Il veut consoler son frère le chartreux, obligé par les fureurs de la Révolution d'aller chercher un asile hors de France : <( Tous les pays nous sont bons, lui dit-il, pourvu qu'on puisse servir Dieu en paix, parce que nous ne connaissons pas de patrie ici-bas : notre vraie patrie est le ciel, où l'on peut arriver de tous les pays du monde. » Mais l'espérance des saints n'est pas seulement courageuse dans le sacrifice, résignée dans l'épreuve : elle a enduré vaillamment toutes les peines de la vie; elle voit encore venir la mort avec joie. « Le Christ

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