‹ Vie du Bienheureux François-Régis CletChapitre 44 sur 144 · Circulaire de M. Bonnet, du i<=r janvier · texte numérisé non relu

Circulaire de M. Bonnet, du i<=r janvier

2. Ville située à cinquante lieues de Pékin et où se trouvait la maison de plaisance des empereurs.

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afin que le Seigneur fasse reconnaître son innocence et lui conserve la tranquillité de l'esprit et du cœur. » Dieu lui accorda cette double grâce : son innocence fut reconnue et proclamée, et, à voir la spirituelle gaieté qui règne dans ses lettres de cette époque et qui est si touchante sous la plume de ce vieillard, usé par l'âge et les travaux et abreuvé d'amertume, on comprend qu'il n'avait jamais perdu « la tranquillité du cœur et de l'esprit ».

Il mourut à Pékin, le lo décembre 1746, dans sa soixante-dix-septième année, après en avoir passé trentesix en Chine. Un an plus tard, dans sa circulaire du i^"" janvier 1748, le nouveau supérieur général de la Congrégation de Saint-Lazare, M. Debras, écrivait : « Notre mission de Chine vient de tomber entièrement par la mort de M, Pedrini ^ » Elle devait se relever un

I. Il restait encore en Chine deux prêtres lazaristes chinois, élevés et ordonnés par Mgr MuUener, et reçus par lui dans la Congrégation. L'un d'eux, M. Paul Sou, prolongea vraisemblablement sa vie jusqu'en 1767. Dans sa circulaire du i^"" janvier 1766, M. Jacquier écrit: « Il nous reste encore en Chine un trésor que nous croyions perdu, M. Paul Sou, élève de M. MuUener, que le cardinal de Tournon avait pris pour son secrétaire, comme un sujet de très grand mérite et très versé dans toutes les sciences chinoises. Quoique courbé sous le poids d'un âge fort avancé, et plus encore sous celui des grandes persécutions qu'il a eu à souffrir, il se porte encore assez bien, à Macao, où il demeure présentement et enseigne la langue chinoise aux missionnaires qui arrivent d'Europe. Prions Dieu pour sa conservation. Tandis qu'il vivra, nous participerons aux mérites de ses travaux. {Recueil des principales circulaires, etc., t. II, p. 47.) M. Jacquier nomme encore M. Sou dans la circulaire de l'année suivante {Ibid.,p. 5i). C'est la dernière mention qui soit faite de ce digne missionnaire. — En ij3ï, trois Lazaristes avaient été envoyés par le supérieur général de la Congrégation au secours de Mgr MuUener, qui ne pouvait plus suffire à l'administration de sa vaste mission; mais ils ne purent dépasser Canton et fufent obligés, au com mencement de 1734, de retourner en Europe sans avoir pénétré dans l'intérieur de la Chine.

jour. La Chine reverra les enfants de saint Vincent de Paul, qui s'y rendront de nouveau, non plus à titre pour ainsi dire personnel, mais comme représentants de leur famille religieuse i, et pour prendre possession, en son nom, d'une partie de ces immenses territoires, qu'ils se partagent encore aujourd'hui avec les membres de ces autres armées apostoliques qui sont une des meilleures gloires de l'Église. Les trois admirables missionnaires, dont nous avons essayé d'esquisser les traits, ne se considéraient que comme une avant-garde, destinée à ouvrir la route à de nombreux compagnons d'armes, qu'ils avaient espéré de voir venir à leur aide. Ils moururent avant que se fût réalisé leur vœu ; mais peut-on douter que leurs prières, leurs travaux, leurs souffrances surtout, ne l'aient rendu fécond et n'en aient assuré l'accomplissement ? Au bout de quarante ans. Dieu leur suscita des successeurs et des disciples, qui, sans doute aussi, durent à Tinlercession de leurs héroïques devanciers, les débuts si heureux et si visiblement bénis du Ciel de leur nouvelle et délicate mission.

Tout, en effet, souriait à MM. Raux et Ghislain, depuis leur arrivée à Pékin. La plus parfaite harmonie régnait entre eux et les anciens jésuites demeurés dans

I. Le bienheureux Perboyre écrivait à un grand-vicaire de Saint- Flour,le i6 août i836: « Au commencement dusiècle dernier, nous avions en Chine six ou sept de nos confrères (le Bienheureux fait entrer en compte les prêtres chinois que M. Appiani et Mgr Mullener avaient fait admettre dans la Congrégation), parmi lesquels M. Appiani, secrétaire de Mgr le cardinal de Tournon, et M. Mullener, qui fut vicaire apostolique du Su-tchuen ; ils y étaient venus comme siinples missionnaires de la Propagande. Notre Congrégation n'y a été proprement fixée que lorsqu'elle a été chargée des missions des Jésuites, à la veille de la Révolution française. » Vie du bienheureux Jean-Gabriel Perboyre, p. i8o.

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la résidence du Pé-tang, et qui vivaient et travaillaient en commun avec les nouveaux chefs de la mission française. A peine débarqué à Canton, M. Raux leur avait écrit pour leur annoncer sa. venue, et il en avait reçu la lettre collective suivante :

« Nous rendons de sincères actions de grâces à la divine Providence d'avoir si bien arrangé les événements, que vous, Monsieur, et vos Messieurs de la Congrégation de la Mission, ayez été forcés en quelque sorte de vous charger des missions françaises de la Chine, qui étaient gouvernées ci-devant par les Jésuites, vos anciens][amis. Rien assurément ne pouvait nous être plus agréable que ce choix. Personne n'ignore la liaison intime en Notre-Seigneur, qui a toujours existé entre les fils de saint Vincent de Paul et ceux de saint Ignace, tant qu'a subsisté la Compagnie de Jésus. Nous savons encore que, depuis l'extinction de cette Compagnie, vos Messieurs ont rendu mille et mille services à ses membres dispersés, et, plus particuUèrement, à ceux de ses membres qui, destinés aux missions des Indes et de la Chine, avaient le bonheur de passer dans les lieux oii ils faisaient leur séjour. »

Quelques mois plus tard, les signataires de cette lettre écrivaient au supérieur général de Saint-Lazare, et, dans sa circulaire du i" janvier 1787, M. Jacquier se réjouissait d'avoir appris, de leur bouche, que les plus excellents rapports s'étaient établis, dès les premiers jours, entre les anciens et les nouveaux missionnaires de Pékin :

« Je ne saurais vous exprimer. Messieurs et mes très chers frères, disait-il, combien je suis consolé d'ap-

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prendre que nos confrères vivent dans la plus grande intimité avec Messieurs les ex-Jésuites. J'ai reçu une lettre, signée de tous ces Messieurs qui sont à Pékin, par laquelle ils se félicitent d'avoir obtenu de la Providence le plus cher de leurs vœux, la continuation de la bonne œuvre à laquelle les Jésuites français ont travaillé, sans interruption, dans l'espace de près d'un siècle, avec le plus grand zèle. Après des éloges donnés aux vertus et aux talents de nos confrères,... ils nous invitent à continuer d'envoyer des hommes apostoliques tels que ceux qui ont fixé notre premier choix. Ils terminent leur lettre, très gracieuse et très édifiante, par m'assurer que, quoiqu'ils ne soient pas membres de notre Congrégation, ils la regardent comme une seconde mère, qui pourrait les consoler de la perte de la première, s'il était quelque chose au monde qui pût les en consoler^. »

La faveur, l'autorité des nouveaux missionnaires français furent bientôt grandes à la cour et dans la ville de Pékin. Tout se réunissait pour gagner à leur éminent supérieur, M. Raux, l'estime et la sympathie universelles : ses talents qui ne tardèrent pas à lui donner la réputation « d'un homme du premier mérite ^ », son tact et sa prudence, son caractère facile et bienveillant, et jusqu'à ses qualités extérieures, sa haute taille, ses manières nobles et aisées, qui imposaient aux gens du peuple et ne plaisaient pas moins aux princes et aux premiers dignitaires de l'Empire. Jusque-là, aucun de

1. Recueil des principales circulaires, etc., t. II, p. 182 et sq.

2. Lettre de M. Bourgeois, ex-jésuite, qui, avant l'arrivée de M. Raux, exerçait les pouvoirs de supérieur civil de la mission française de Pékin,àM. de Vaivre, en date du 20 novembre 1785.

ses compatriotes n'avait fait partie du Tribunal des Mathématiques % où l'on n'avait admis que des missionnaires portugais 2, à l'exclusion de leurs confrères d'origine fran-

1. Le Tribunal des Mathématiques ou d'Astronomie dépend du Tribunal supérieur des Rites, l'une des six cours souveraines de l'empire. Le Tribunal des Rites ne veille pas seulement au maintien des rites et des cérémonies qui forment en partie la base du gouvernement chinois, mais il a encore l'inspection des sciences et des arts. Il a quatre tribunaux subalternes pour le seconder dans sa tâche multiple; l'un d'eux est le Tribunal des Mathématiques, au sujet duquel l'abbé Grosier écrivait, en 1785, dans sa Description générale de la Chine, 2^ partie, livre IV, c. iv, p. ySi et sq.,les lignes suivantes, qu'il nous a paru utile de reproduire ici: « Il existe à Pékin un tribunal, dont la juridiction s'étend sur tout ce qui a quelque rapport à l'observation des phénomènes célestes. Ce tribunal est subordonné à celui des Rites : il porte, ainsi que toutes les autres juridictions particulières, le nom d''Ya-men. Les membres qui le composent sont un inspecteur, deux présidents, dont l'un est toujours tartare, et l'autre censé chinois, et un certain nombre de mandarins qui remplissent les fonctions d'assesseurs. Depuis le P. Adam Schall jusqu'au P. deRocha, qui a succédé au P. Hallerstein, c'est-à-dire depuis près d'un siècle et demi, un Européen a toujours remplacé le président chinois. Cette suite de missionnaires astronomes se sont constamment appliqués à former des élèves, et ils se sont toujours ait un devoir de ne leur laisser rien ignorer des connaissances et des méthodes propres de l'Europe. Aussi, sur environ deux cents astronomes ou élèves en astronomie, que l'em.pereur entretient à ses frais, les deux tiers au moins connaissent assez l'état du ciel et sont assez bons calculateurs, pour pouvoir composer des éphémérides aussi exactes et plus détaillées que celles qui sortent de nos académies. Ces éphémérides, au reste, ne doivent point être confondues avec celles qu'on destine au peuple, et qui contiennent les prédictions superstitieuses et tous les rêves de l'astrologie judiciaire; celles dont nous parlons n'ont pour objet que la connaissance du ciel, et ne présentent que les résultats des calculs astronomiques. Les missionnaires astronomes ne sont les auteurs d'aucune de ces éphémérides : leur emploi se réduit à revoir le travail des mathématiciens chinois, à vérifier leurs calculs, et à réformer les erreurs qui pourraient s'y glisser. Comme les premiers Européens admis dans le Tribunal d'Astronomie étaient de la mission portugaise, qui était alors la seule à Pékin, c'est encore cette mission qui continue aujourd'hui de fournir des astronomes à cette académie. » Cf. du Halde, Description de l'Empire de la Chine, t. II, p. 24.

2. Ou du moins appartenant à la maison portugaise du Nam-tang.

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çaise. Telle était la considération qui s'attachait au nom et à la personne de M. Raux, qu'en dépit de l'usage, il fut nommé membre de ce tribunal et, en même temps, élevé à la dignité de mandarin, laquelle était liée à ses nouvelles fonctions. Il suffisait d'être son ami, pour qu'on n'eût rien à craindre de la part des autorités chinoises. De pauvres chrétiens avaient été arrêtés dans les environs de Pékin : M. Raux en fut instruit et écrivit aussitôt au mandarin de l'endroit. Sa lettre arriva trop tard, le lendemain du jour où les chrétiens avaient reçu la bastonnade. Mais à peine l'eut-il lue, le magistrat courut vers eux : « Ah ! s'écria-t-il, vous connaissez le noble M. Raux! c'est mon ami; que ne m'a-t-il écrit plus tôt ? Vous n'auriez pas souffert hier la bastonnade. » Et il les fit sur-le-champ remettre en liberté.

Au sein des honneurs, M. Raux et son digne confrère, M. Ghislain, n'oubHaient pas les âmes dont le soin leur était confié, et ils se multipliaient l'un et l'autre pour que le troupeau n'eût pas trop à souffrir du nombre insuffisant des pasteurs. Dans sa circulaire du i^"" janvier 1791, M. Cayla de la Garde, passant en revue les premiers succès de leur ministère, ne peut s'empêcher d'admirer le courage de ces apôtres intrépides, qui ne reculent devant aucune fatigue, et il énumère avec une sorte d'orgueil, bien légitime chez un père, les œuvres multiples, en grande partie créées par eux, dont il s'étonne qu'ils puissent à eux seuls porter le fardeau :

a II est difficile de comprendre, dit-il, comment deux hommes, avec le peu de secours qu'ils ont d'ailleurs.

ont pu suffire jusqu'ici au gouvernement d'une paroisse assez nombreuse, aux exercices de deux grandes retraites par an, aux travaux qu'amène à toutes les grandes fêtes le concours de cent à deux cents néophytes, qui viennent de très loin pour participer aux saintes solennités par la réception des sacrements, et qui logent tous chez nos confrères; à la desserte de quatre oratoires oij se rassemblent les femmes chrétiennes, qui ne peuvent pas se montrer à l'église commune, suivant les lois du pays ; à la direction d'un petit séminaire, et enfin à des missions périodiques, tous les ans, dans les provinces de Nan-tong et de Si-chan. Que ne peut le vrai zèle !... Dieu a béni sensiblement les travaux de ces Messieurs à Pékin : le succès a été encore plus marqué dans les missions du dehors. Dans celle de Nan-tong, administrée par M. Ghislain, mille idolâtres ont écouté la parole de Dieu avec un tel empressement et tant d'assiduité, que M, Ghislain et son catéchiste ne pouvaient y suffire, quoiqu'ils y employassent une partie des nuits. Il s'en est converti un grand nombre qu'on a disposés au baptême, pour la mission qui devait avoir lieu en 1789. Pendant les deux mois qu'a duré celle de 1788, M. Ghislain y a fait des prodiges de zèle et de courage. Il est allé plusieurs fois dans les temples des faux dieux, où il y avait des infidèles rassemblés; et, par diverses questions faites à propos aux enfants qui l'accompagnaient, sur la vanité des idoles, il en prenait occasion de prêcher la foi en Dieu et en Jésus-Christ, Ce moyen lui a réussi au delà de ses espérances. La main de Dieu a été visiblement avec ce zélé missionnaire. M. Raux, par une modestie peut-être déplacée dans cette circons-

tance, ne me donne pas le détail des succès qu'il a eus dans la mission du Si-chan, qu'il dirige. Je ne doute pas qu'ils n'aient répondu à son zèle^. »

Quelque vaste que nous paraisse le champ où s'exerçait l'inépuisable dévouement de MM. Raux et Ghislain, il n'était que peu de chose en comparaison des nombreux et immenses territoires sur lesquels devait s'étendre l'action des enfants de saint Vincent de Paul et qu'ils avaient hérités de la Société de Jésus. M. Raux en fait le dénombrement dans une relation qu'il adresse en 1788 à son supérieur général, en lui demandant instamment de lui envoyer un renfort de nouveaux confrères. Quoiqu'il fût loin de se refuser au travail, il sentait que, même à Pékin, il aurait eu besoin d'auxiliaires; à plus forte raison, était-il urgent qu'il en reçût pour les provinces, où il lui était impossible d'agir par lui-même et où la mort éclaircissait de plus en plus les rangs des anciens missionnaires :

« La mission française de Chine, ouverte sur la fin du siècle dernier par les Jésuites français, dit-il, reconnaît Louis XIV pour son illustre fondateur. Elle comprend aujourd'hui plusieurs chrétientés éparses dans les provinces du Tché-li ou de Pékin, du Hou-kouang, du Kiang-si, du Kiang-nan, du Tché-kiang, du Ho-nan et jusque dans la Tartarie ou pays des Mongols ; mais les chrétientés les plus nombreuses sont dans la province du Hou-kouang et dans^celles de Pékin. Nos missions des provinces éloignées sont dépourvues d'ouvriers évangéliques : il n'y reste plus que deux prêtres, ex-Jésuites chinois, dont l'un, M. Ko, a été élevé en France. Depuis

I. Recueil des principales circulaires, etc., t. II, p. 202 et sq.

que nous sommes en possession de cette mission, c'està-dire depuis 1785, nous avons demandé, chaque année, des missionnaires en Europe, pour subvenir aux besoins urgents de ces brebis destituées de pasteurs; nous espérons que ce secours, si nécessaire et si désiré, ne tardera pas à nous arriver. »

Nous savons déjà quel écho ces cris de détresse de M. Raux rencontrèrent dans le cœur du supérieur général de Saint-Lazare et dans celui de ses disciples. Dans le courant de l'année où M. Raux écrivait les lignes que nous venons de citer, deux prêtres de la Congrégation -de la Mission, MM. Aubin et Hanna, quittaient la France pour se rendre en Chine et, le 21 septembre 1788, mouillaient à Macao; ils y furent retenus durant plusieurs années par l'ombrageuse jalousie du gouvernement portugais'; le second s'y trouvait encore, quand M. Clet aborda dans cette ville, avec ses deux compagnons de voyage, MM. Lamiot et Pesné, vers la fin de 1791.

I. On sait que Macao fut bâti au seizième siècle, par les Portugais, sur un massif de rochers que leuravaient cédé les Chinois, et qui, situé à l'extrémité d'une presqu'île, n'est relié au continent que par une étroite bande de terre, appelée par les gens du pays « tige de lis d'eau ». Lorsque MM. Raux et Ghislain étaient arrivés en Chine, ils n'avaient pu prendre terre à Macao, la jalousie du Portugal ne voulant laisser descendre dans ce port que les missionnaires envoyés sous son pavillon. Les représentations que le gouvernement français, sur la demande de M. Raux lui-même, fit à la Cour de Lisbonne, avaient fait entr'ouvrir les portes de Macao aux missionnaires français; mais ceux-ci, en 1788, s'y trouvaient exposés encore à bien des {vexations ; MM. Aubin et Hanna furent obligés de se tenir cachés dans la ville, et ce n'est qu'en secret que MM. Lamiot et Pesné purent y recevoir la prêtrise.

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