‹ Vie du Bienheureux François-Régis CletChapitre 46 sur 144 · I. Cité par les Missions catholiques, n» du 5 février iSyS · texte numérisé non relu

I. Cité par les Missions catholiques, n» du 5 février iSyS

dues sur le territoire de cette province: dans les immenses magasins qui sont un des plus beaux ornements de cette ville, «on trouve, dit M. Hue, des porcelaines de toute forme, de toute grandeur et de toute qualité, depuis ces urnes grandioses où sont représentées en relief des scènes richement coloriées de la vie chinoise, Jusqu'à ces petites coupes si frêles, si délicates et si transparentes, qu'on leur a donné le nom de coques d'œuf^. » Les principales fabriques de porcelaines sont groupées à King-te-tching qui n'est pas une cité de premier ordre, qui n'est même pas à proprement parler une ville, parce qu'elle n'est pas ceinte de murailles, mais un bourg dont les maisons, serrées les- unes contre les autres, s'étendent sur une longueur d'une lieue et demie, et qui compte plus d'un million d'habitants. On se ferait difficilement une idée, disent les voyageurs, de la prodigieuse activité qui règne dans les cinq cents fourneaux de King-te-tching, d'où s'échappent nuit et jour d'épais tourbillons de fumée, de hautes colonnes de flammes, qui, de loin, donnent à ce bourg immense l'aspect d'une vaste cité en proie à un violent incendie ".

Au milieu de cette fourmilière humaine, M. Glet devait ressentir toutes les tristesses de la solitude. Il y avait longtemps qu'un Européen n'avait foulé le sol du Kiang-si. Le dernier missionnaire catholique, qui s'y était montré, était un ancien Jésuite chinois, M. Yang^,

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