‹ Vie du Bienheureux François-Régis CletChapitre 48 sur 144 · Dans la lettre à son frère, du 29 août · texte numérisé non relu

Dans la lettre à son frère, du 29 août

2. Les païens ont l'habitude, en Chine, d'afficher à leur porte une tablette où est peinte- une figure diabolique et qui est comme une enseigne et une profession pub]ique d'idolâtrie. Les chrétiens, qui apos-

Il semblerait que M. Clet dût [demeurer dans une contrée où il avait déjà fait tant de bien et où sa présence paraissait nécessaire pour affermir, pour développer son œuvre. Mais les chrétientés, beaucoup plus nombreuses et importantes, de la province voisine du Hou-kouang avaient besoin d'ouvriers. La santé de M. Aubin avait été fort ébranlée par les fatigues d'un ministère écrasant ; M. Pesné était atteint déjà du mal qui allait prématurément l'emporter. Ils appelaient l'un et l'autre M. Clet à leur secours. Sans doute aussi ^ l'humilité de celui-ci vint à l'appui de leur désir, et il dut, selon toute apparence, représenter à ses supérieurs que son peu de capacité, son peu d'usage de la langue chinoise le rendaient impropre à diriger à lui seul le petit troupeau du Kiang-si. Le procureur des Lazaristes de Macao, M. Villa, donnant, vers ce temps-là, des nouvelles des missions de la Chine au vicaire général de la Congrégation 1, lui écrivait : « M. Clet, qui se trouvait dans la province du Kiang-si, a dû, à cause de la difficulté de la langue, aller rejoindre MM. Aubin et Pesné. Mais M . Raux m'écrit qu'il a prié M . Aubin de visiter cette province de temps en temps, jusqu'à ce que la divine Providence lui envoie quelque missionnaire européen plus jeune , pour cultiver cette chrétienté d'une manière stable-. »

tasient dans les persécutions, s'empressent d'afficher cette tablette, qui les met à couvert de toute poursuite.

1. Lettre de M. Villa à M. Fenaja, du 10 mars lygS. M. Fenaja exerça les fonctions de vicaire général de la Congrégation de la Mission, depuis le moment où M. Cayla fut obligé de quitter la France jusqu'à celui où il put venir à Rome reprendre les rênes du gouvernement.

2. Le premier prêtre européen, qui vint, après M. Clet, s'établir dans

— H4 — C'est dans les derniers mois de l'année 1793 que M. Clet changea de résidence et vint se mettre à la disposition et sous la conduite de M. Aubin.

cette mission^ est M. Laribe, qui n'y arriva qu'en i832 ou i833 et en devint plus tard vicaire apostolique. Dans l'intervalle, cette province ne fut pas privée de secours religieux. Le supérieur des missions du Hou- Kouang, était chargé de pourvoir aux besoins du Kiang-si, et, lorsque M. Clet eut succédé à M. Aubin en cette qualité, il eut soin d'envoyer toujours, dans son ancienne mission, des prêtres indigènes. — Voir sur le Kiang-si, aujourd'hui divisé en trois vicariats apostoliques distincts, une très intéressante lettre de Mgr Bray, qui est aujourd'hui vicaire apostolique de la partie septentrionale de cette province, dans les Missions catholiques, n» du 9 mai iSyS, et, dans la même revue, n° du 3 juillet 1891, un travail très approfondi de M. Eugène Louvet, prêtre de la Congrégation des Missions étrangères, intitulé : les Missions catholiques au dix-neuvième siècle.

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