‹ Vie du Bienheureux François-Régis CletChapitre 5 sur 144 · Elle porte le n» 14 de la Grande-Rue · texte numérisé non relu

Elle porte le n» 14 de la Grande-Rue

3. Citons notamment l'acte de mariage de Nicolas Bourquy et de Marie- Thérèse Santerre, le grand-père et la grand'mère maternels du Vénérable, en date du loseptembre I7i3, et l'acte de baptême de Marie-Thérèse Clet, du 12 février 1733. — Cf. la Famille deSalverte et ses alliances.

le prestige de la fortune, ni l'éclat des hautes charges et des grands services rendus à l'Etat.

Mais, à quoi bon dérober à la gloire du monde quelques-uns de ses rayons, comme pour en éclairer le berceau du serviteur de Dieu? « O chétive noblesse du sang, s'écrie Dante dans son Paradis ^^ tu as certes un manteau qui raccourcit vite ; car, si de jour en jour on n'y ajoute un morceau, le temps rôde à l'entour avec ses ciseaux. » La longue pratique des plus hautes vertus et l'héroïsme du martyre devaient attacher au nom du Vénérable une gloire plus solide et plus durable. N'oublions pas, d'ailleurs, que nous racontons la vie. d'un enfant de saint Vincent de Paul. Or, si le grand sens et le judicieux esprit du Fondateur de la Mission' l'empêchaient de méconnaître ce qu'il y a de légitime et de respectable dans les rangs et les distinctions sociales, il n'avait garde de se laisser éblouir par les avantages de la naissance ou de la fortune, surtout lorsqu'il les rencontrait dans les sujets qui se présentaient pour être admis à Saint-Lazare. Même « il faisait plus de difficulté, nous dit son historien, d'y recevoir ceux qui étaient de quelque naissance ou qualité considérable dans le monde, que les autres de plus basse condition; non qu'il fît acception des personnes, mais il se défiait beaucoup de tout ce qui pouvait venir des mouvements de la nature ou des considérations du respect humain, et craignait que cela ne l'éloignât des ordres et de la conduite de la Providence divine 2. »

l'aris, Pion, 1887, p. 574 et sq. M. le comte G. de Salverte, l'auteur de ce livre, est lui-même, par sa mère, née Aline Daru, parent du Vénérable.

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