‹ Vie du Bienheureux François-Régis CletChapitre 6 sur 144 · Abelly, Vie de saint Vincent de Paul, 1. III, c. m · texte numérisé non relu

Abelly, Vie de saint Vincent de Paul, 1. III, c. m

Mais une autre et meilleure noblesse recommandait les deux familles dont nous parlons, et où François- Régis trouva, dès sa première enfance, les leçons de la foi la plus sincère et les exemples de la plus solide piété. Aussi, les vocations sacerdotales et religieuses n'y étaient pas rares. Un des oncles paternels du Vénérable, nous l'avons vu, était prêtre et chanoine de l'une des collégiales de Grenoble; une sœur de sa mère, Marie- Thérèse Bourquy, était carmélite et avait fait profession, au monastère de la même ville, le 2 3 décembre 1741, précédant, parmi les filles de sainte Thérèse comme aussi dans ce Garmel, sa nièce, Anne Clet, en religion sœur Constance de Saint-Bruno, pour laquelle François-Régis semble avoir eu une particulière affection; car il aime à parler d'elle et à se recommander à ses prières dans les lettres qu'il écrivit aux siens au moment de son départ pour la Chine. La famille Daru, elleaussi, avait donné plusieurs de ses enfants à l'Église et au cloître : dans l'Ordre de Sainte-Claire, qui avait, à Grenoble, un couvent remontant au quatorzième siècle ^ ; dans celui de Saint-Bruno 2, dont les austères et pieuses retraites devaient attirer bientôt un des frères du vénérable Clet ; enfin, dans l'une des branches de la grande famille franciscaine, qui comptait, parmi ses membres les plus en renom, dans la première moitié du dix-huitième siècle, le Père Antoine Daru, des Frères Mineurs Conventuels, homme d'une haute valeur, docteur et professeur en théologie, successivement investi des premières charges de son ordre, tour à tour gardien, provincial,

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