‹ Vie du Bienheureux François-Régis CletChapitre 52 sur 144 · Nouvelles lettres édifiantes, t. II, p · texte numérisé non relu

Nouvelles lettres édifiantes, t. II, p

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mission. Cet ancien Jésuite chinois, resté seul pour la desservir, ne manquait assurément ni de zèle ni de capacité. Il avait été envoyé, dans sa Jeunesse, à Paris, pour y faire ses études et, après la suppression de la Compagnie de Jésus, lorsqu'elle dut fermer ses noviciats, il alla passer quelque temps au séminaire Saint- Firmin. Il rapporta d'Europe une instruction des plus solides, et il y avait acquis une si grande connaissance du français, qu'en lisant plus tard les lettres qu'il avait écrites en cette langue, un évêque lazariste ' ne pouvait s'empêcher de dire : « Avant de voir la signature, je ne me serais jamais douté qu'elles eussent été écrites par un Chinois. » Mais, quels que fussent les talents et les vertus de M. Louis Ko, son action ne pouvait utilement s'exercer sur tous les points de l'immense région, oii il fut longtemps seul à porter le fardeau de l'apostolat. Aussi sa joie fut-elle grande , lorsqu'il vit arriver M. Aubin. Celui-ci se mit immédiatement à l'œuvre; il attaqua de front des abus que sa ferme orthodoxie ne pouvait consentir à tolérer, et, sans se laisser ébranler par l'opiniâtre résistance des chrétiens indociles, ni émouvoir par les vexations et les insultes dont ils l'accablèrent, finit par arracher, en grande partie du moins, l'ivraie mêlée au bon grain ^. Il fut bientôt, et très efficacement, aidé dans cette tâche par M. Pesné, puis surtout par M. Clet. A eux trois, on peut dire que ces

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