Mgr Mouly, premier vicaire apostolique de Pékin
2. Dans sa circulaire du i" janvier 1797, M. Cayla, annonçant la mort de M. Aubin, s'exprime ainsi : « Il avait déjà fait un bien immense dans cette mission (du Hou-kouang), qui était fort déchue par une longue privation de tout secours. 11 avait corrigé les abus qui s'y étaient introduits. » Recueil des principales circulaires, etc., t. II. p. 262.
admirables ouvriers apostoliques relevèrent alors cette mission.
Ainsi se trouvait justifié l'espoir que M. Cayla de la Garde avait exprimé, lorsque, dans sa circulaire du i" janvier 1792, il annonçait le départ récent de M. Clet et de ses deux compagnons de voyage pour la Chine : « J'ai fait partir au mois d'avril, disait-il, trois missionnaires destinés à travailler dans les provinces de cet empire avec M. Aubin. Le choix ne pouvait être plus heureux, et j'espère beaucoup de leurs talents, et surtout de leur piété et de leurzèle^ w Quatre ans plus tard, le 2 3 décembre 1795, de Rome, où les événements politiques l'avaient obligé d'aller chercher un refuge, M. Cayla écrivait encore, en résumant la correspondance que, peu de mois auparavant, il avait reçue de l'Extrême Orient : « MM. Clet, Aubin et Pesné m'ont beaucoup consolé par le récit- de leurs travaux au milieu de la moisson la plus abondante. » Mais il savait aussi au prix de quelles fatigues ces admirables apôtres achetaient leurs succès; il sentait qu'ils « succombaient sous le poids ^ » d'un labeur auquel ils pouvaient à peine suffire par des miracles de zèle, et il ajoutait, dans la même lettre : « Je suis d'autant plus affligé de ne pouvoir leur envoyer des coopérateurs, que la santé de M. Aubin s'affaibht, que celle de M. Pesné est chancelante, et que la perte de ces dignes ouvriers serait irréparable. Je réclame pour eux la ferveur de vos prières*. »