‹ Vie du Bienheureux François-Régis CletChapitre 58 sur 144 · P. Leboucq, op. cit., p. 3o · texte numérisé non relu

P. Leboucq, op. cit., p. 3o

3. Voir Annales de la Propagation de la Foi, t. IV, p. 421 ; t. IX, p. 327; t. XVIII, p. 35.

cette croyance ^, » répondit le rebelle. En dépit d'une dénégation aussi formelle et qui aurait dû, pour longtemps, mettre les chrétiens hors de cause, il n'est pas sûr que les persécutions qui ne tardèrent pas, sous le règne de Kia-king et par son ordre, à frapper tant de missionnaires et à troubler tant de chrétientés, n'aient eu pour motif, au moins partiel, cette assimilation, d'une sincérité quelque peu suspecte, entre une religion de paix et une secte de révoltés. Les principaux moyens d'action des Pei-lien-kiaô étaient et sont encore le pillage et le meurtre. On ne saurait se faire une idée des ravages causés par leurs soudaines et violentes invasions. Semblables à un ouragan qui détruit tout sur son passage, ils sèment de toutes parts l'effroi, la ruine et la mort. Au reste, quoiqu'ils aient dévasté plusieurs provinces, durant l'insurrection qui précéda et suivit la mort de Kien-long et à laquelle assista M. Glet, ils n'obtinrent alors aucun avantage important et durable. Il paraît même qu'après avoir, pendant plusieurs années, amoncelé beaucoup de ruines et répandu beaucoup de sang, le découragement finit par se mettre dans leurs rangs. Nous avons vu en quels termes M. Clet raconte les commencements de leur soulèvement ; un an plus tard, il écrivait les lignes suivantes ^ : « Les rebelles de Chine, appelés Pei-lien-kiaô, dont je vous marquais, l'année dernière, qu'ils nous avaient donné plusieurs fois d'assez vives alarmes, ne se sont pas tant approchés de nous, cette année; il paraît qu'à présent ces rebelles ne se tiennent en état de révolte, que parce qu'il n'y aurait

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