‹ Vie du Bienheureux François-Régis CletChapitre 63 sur 144 · Première lettre à son frère, du 29 août · texte numérisé non relu

Première lettre à son frère, du 29 août

4. Lettre de M. Richenet à M. Boullangier, datée de Canton le i" février i8o3.

jour *, si bien que ses supérieurs redoutaient beaucoup plus, pour sa santé, ce travail sédentaire que les fatigues de ses plus longues courses. M. Ghislain, écrivant à' M. Brunet, vicaire général de Saint-Lazare, le 21 septembre i8o3, et lui transmettant les nouvelles qu'il avait reçues de M. Glet, disait : « Dans une lettre de l'année dernière, Je lui conseillai de quitter le centre de la mission et d'aller visiter d'autres chrétientés éloignées, de mieux se nourrir, de modérer son travail et de prendre, chaque mois, quelques jours de repos, au moins jusqu'à ce que sa santé fût mieux rétablie. J'ai cru , en effet, qu'il se rétablirait difficilement dans sa résidence, qui se trouve au centre de montagnes peuplées de chrétiens, qui ne lui donnent aucun repos. Il arrive souvent, -et même très souvent , qu'après avoir bien fatigué dans la journée, on vient, le soir, l'inviter à aller à deux ou trois lieues, et au delà, pour assister les malades. Son zèle, aussi infatigable que timide, craint toujours de ne pas arriver à temps ; jugez, d'après cela, si une santé faible peut y tenir. Je lui disais, dans ma lettre, que le bien général de la mission demandait qu'il mît des bornes à son zèle, et qu'il se confiât un peu plus, hors les cas extraordinaires, à la miséricordieuse providence de Dieu, m Ce n'était pas la première fois que M. Ghislain appelait l'attention du vénérable vicaire général de la Congrégation de la Mission sur les excès de zèle de M. Clet : « M. Glet n'ira pas loin, lui disaitil, le 10 septembre 1802, s'il ne se ménage pas davantage ; je lui en écris fortement , je ne sais l'effet que produiront mes lettres. » Et dans une autre lettre, an-

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