‹ Vie du Bienheureux François-Régis CletChapitre 64 sur 144 · I. Lettre du Vénérable à son trère, du aq août · texte numérisé non relu

I. Lettre du Vénérable à son trère, du aq août

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térieure de quelques mois à ces dernières lignes r « M. Clet est surchargé et finira comme M. Rauît, si vous n'avez la bonté de lui recommander fortement de se ménager*. » M. Raux était mort, en effet, l'année d'auparavant, succombant à un labeur que son zèle se refusait de mesurer à ses forces.

D'après ces lettres de M. Ghislain, on voit que la santé de M. Clet n'avait pas été sans traverser plus d'une épreuve. Pour lui, quoiqu'il soit forcé d'avouer qu'il a été, une fois au moins, gravement malade, il ne veut pas convenir qu'il ait besoin de ménagements, et il semblerait vraiment, à l'en croire, qu'il ne se fût jamais si bien porté : « Ma santé se soutient, écrit-il à son frère ; depuis mon entrée en Chine, j'ai fait plusieurs maladies, dont une seule vraiment sérieuse. La maigreur a succédé à mon embonpoint ; par là, il m'est plus aisé de parcourir nos montagnes. Je fais toujours mes voyages à pied; j'en suis moins fatigué qu'en montant à cheval, ce qui m'est souvent offert, mais toujours refusé ^. »

Comptant si peu avec les exigences d'une santé ébranlée, M. Clet ne voulut jamais rien changer à la simplicité tout apostolique de son genre de vie, et l'austérité de son régime était un sujet d'édification pour tous ses confrères. L'un d'eux ne pouvait s'empêcher de lui porter envie, attiré par cette pauvreté, par cette mortification, qui lui semblaient comme les livrées distinctives d'un vrai ministre de l'Évangile. Nous ne saurions résister au désir de citer ces lignes, qui

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