‹ Vie du Bienheureux François-Régis CletChapitre 71 sur 144 · Abelly, 1. III, c. xxiv, t. III^ p · texte numérisé non relu

Abelly, 1. III, c. xxiv, t. III^ p

2. Lettre à M. de Sergis, du 3 février lôSg. Lettres de saint Vincent de Paul, t. I, p. 238,

3. On ne peut, en effet, mettre en ligne de compte une lettre qu'on lira plus loin et où le Vénérable dit à M. Song : a Je vous ordonne de réciter votre bréviaire sans répétition. » Ici c'est le directeur de conscience qui parle, beaucoup plus que le supérieur.

dément. Il s'agissait d'obtenir de M. Paul. Song, trop peu docile aux conseils de prudence que lui donnait déjà M. Clet dans sa lettre du lo juin 1804, qu'il se résignât enfin à un repos impérieusement réclamé par l'état de sa santé : « Je présume, lui dit-il ', que vous êtes revenu au gîte ; si vous êtes encore en visite, j'espère que, ma lettre reçue, vous vous rendrez à l'instante prière que je vous fais, pour ne pas dire à l'ordre que je vous donne, de vous rendre à la résidence et d'y suspendre le travail, au moins jusqu'après la fête de l'Assomption, et au delà, si les chaleurs sont alors aussi vives qu'actuellement. »

Vivant ainsi, selon le précepte de Vincent de Paul, « cordialement et simplement ^ » avec les missionnaires associés à son ministère, et les traitant, non en subordonnés, mais en égaux et en frères, M. Clet devait obéir sans peine à une autre recommandation du saint, et s'astreindre aisément à « ne rien résoudre qui fût tant soit peu considérable, sans prendre leur avis ^ ». Luimême déclare qu'il tient à s'écarter le moins possible de cette règle de conduite, et il le dit dans une phrase où l'on retrouve la pensée et les expressions mêmes du fondateur de la Mission. Il avait formé le projet d'envoyer des courriers à Pékin, pour implorer de ses confrères du Pé-tang un secours d'argent dont il avait le plus grand besoin. Mais il redoute le peu de sécurité qu'offrent les routes de la Chine, surtout dans la saison

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