Ibid.jTp. 446. Cf. ibid, p
2. Dans la lettre déjà citée du 10 novembre 1818 à M. Paul Son^r le Vénérable parle de la nécessité des retraites spirituelles en termes qui montrent assez l'importance qu'il y attachait lui-même : « J'ai fait deux fois pendant mon oisiveté, une retraite de cinq jours. Je vous invite à en faire autant, s'il est possible. Une retraite, quoique courte renouvelle nos forces spirituelles, qui s'affaiblissent peu à peu par l'exercice trop continu du saint ministère. »
devez à votre santé et l'administration de la chrétienté de He-han-keou vous retiennent jusqu'après les chaleurs de l'été, je n'ai rien à opposer à ces raisons. J'ai bien su que vous aviez été indisposé ; mais j'ai ignoré que votre maladie ait été dangereuse et de longue durée. Sachant actuellement l'état maladif ou convalescent où vous êtes, je me borne à vous prier de revenir dès que vous le pourrez sans nuire à votre santé. » C'est encore sur le même ton, quoique avec un peu plus d'insistance peut-être, que le Vénérable, un mois plus tard S aborde de nouveau cette question : « Nous sommes, dépuis quelques jours, quatre missionnaires à la maison, qui tous vous saluent très amicalement, qui soupirent après votre retour et sont attristés que votre faible santé mette obstacle à votre prompt retour ; mais, fiât voluntas Dei. Pour vous aider à vous conformer à cette divine volonté, je vous envoie une petite prière, qui a cet objet, à laquelle le souverain pontife Pie VII a accordé : i° cent jours d'indulgence, chaque fois qu'on la récite ; 2° une indulgence plénière, chaque mois, confessis et communione refectis ^; 3° indulgence plénière à l'article de la mort. Cette indulgence est aussi pour tous les fidèles. Voici cette prière : Maxime fusta, alta et amabilis Dei voluntas fiât, laudetur in ceternum^ exaltetur in omnibus ^. » Est-il bien sûr que ces dernières réflexions ne cachent pas une leçon qui, pour être indirecte n'en va pas moins à son